M O N T R E A L - Q U E B E C - C A N A D A
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1.11.10

Le Beau - Triple champion du monde



















Suite à son titre de champion du monde conquis mercredi dernier, Stéphane Le Beau en a ajouté deux de plus à son palmarès. Jeudi soir, 28 octobre, il a remporté la course Scratch (7,5km), puis dimanche, jour d'Halloween, il s'est approprié la victoire lors de l'épreuve de la course aux points (15km), une course qu'il affectionne beaucoup sur piste. En remportant 4 des 6 sprints et terminant deux fois deuxième pour un total de 26 points contre 13 et 7 pour le colombien et l'argentin, il a complètement dominé cette course aux points. Le Beau ramènera donc au pays, 3 maillots arc-en-ciel, 3 médailles d'or et bien sûr 3 titres de champion du monde Maîtres sur piste 2010 chez les 50-54 ans.

Mentionnons également, le double titre de champion du monde du canadien Trevor Gunderson, à la poursuite individuelle et à la course Scratch chez les 35-39 ans. Avec une récolte totale de 5 médailles d'or, 1 d'argent et 1 de bronze, le Canada termine au quatrième rang au tableau des médailles de ces championnats du monde Maîtres sur piste 2010 tenus au Portugal.


Résultats
Scratch - 7,5km
1º LE BEAU, Stéphane - CANADA   Gold
2º REID, Ivor - GREAT BRITAIN   Silver
3º VESCHETTI, Ferruccio - ITALY   Bronze
...
12º ADAMS, Sylvan - CANADA

Course aux points - 15km
1º LE BEAU, Stéphane - CANADA    26 pts  Gold
2º FIGUEROA, Bernardo Javi - COLOMBIA    13 pts   Silver
3º ZORIC, Vicente Florio - ARGENTINA   7 pts   Bronze
...
9º ADAMS, Sylvan - CANADA


Scratch - 10km (H 35-39ans)
1º GUNDERSON, Trevor - CANADA   Gold
2º DEL, Daniel - ARGENTINA   Silver
3º CHANDAVOINE, Karl - FRANCE   Bronze


Stéphane utilise un tout nouveau vélo Opus : le ONE. Cadre complètement en carbone aux lignes aérodynamiques et à la géométrie agressive, c'est la nouvelle arme du triple champion du monde !

28.10.10

Championnats du monde - à venir

Le Beau, champion du monde 2010
Les championnats du monde Maîtres sur piste 2010 se déroule depuis mercredi, 26 octobre, au Portugal et ce jusqu'à ce dimanche, 31 octobre, et sont déjà synonyme de réussite pour Stéphane Le Beau et deux autres canadiens. Le Beau a déjà un titre de champion du monde en poche ayant remporté la poursuite individuelle sur 2000 m hier. Trois épreuves sont à venir durant les prochains jours. D'abord, il participera ce soir à la finale de la course Scratch (7,5 km). Vendredi et samedi sont consacrés aux épreuves de sprints. Finalement, dimanche, la course aux points (15 km) clôturera ces Championnats 2010, épreuve remporté en 2008 par Stéphane à Sydney en Australie et qui fut son premier titre mondial.

Philippe Raymond (gauche)

27.10.10

Le Beau champion du monde

Ce soir, Stéphane Le Beau a remporté le titre de champion du monde Maîtres chez les 50-54 ans à l'épreuve de la poursuite individuelle 2000 mètres.  Le Beau a devant son rival américain lors de la finale par près de quatre secondes.

À noter également, le titre de champion du monde chez les 35-39 ans de Trevor Gunderson ainsi que la médaille d'argent de Philippe Raymond chez les 40-44 ans.


Résultats
Homme 50-54 ans - 2000m
1º LE BEAU, Stéphane - CANADA   2:21.077   Or
2º HOST, James - USA   2:24.963   Argent
3º CHRISTIANSEN, Claus - DENMARK   2:24.565   Bronze

Homme 35-39 ans - 3000m
1º GUNDERSON, Trevor - CANADA   3:33.205   Or
2º COUGHLAN, Simon - IRELAND   3:34.766   Argent
3º CHANDAVOINE, Karl - FRANCE   3:37.014   Bronze

Homme 40-44 ans - 3000m
1º 38 STEVENS, David - AUSTRALIA   3:32.435    Or
2º 71 RAYMOND, Philippe - CANADA   3:37.609    Argent
3º 64 TORKACHENKO, Alexand - RUSSIA   3:41.924   Bronze

Le Beau en finale

C'est après midi, heure du Portugal, Stéphane Le Beau a enregistré le meilleur temps aux qualifications de l'épreuve de la poursuite individuelle 2000 mètres chez les 50-54 ans. Au passage de la ligne, le chrono s'est arrêté à 2:20.258 minutes, ce qui représente une vitesse moyenne de 51,334 km/h, reléguant le plus proche compétiteur à plus de 3,5 secondes ! Stéphane sera donc de la finale ce soir.

Également, un autre québécois, Philippe Raymond, c'est également qualifié pour la finale chez les 40-44 ans, en enregistrant le deuxième meilleur temps. Un troisième représentant du Canada sera également des finales en poursuite individuelle dans la catégorie des 35-39 ans, il s'agit de Trevor Gunderson.

Le Canada est donc en excellente posture pour remporter trois titres de champion du monde en poursuite individuelle ce soir.


Résultats
Homme 50-54 ans - 2000m
1º LE BEAU, Stephane - CANADA   2:20.258   51,334
2º HOST, James - USA   2:23.776   50,078
3º CHRISTIANSEN, Claus - DENMARK   2:23.804   50,068
4º SMITH, Richard - GREAT BRITAIN   2:27.730   48,738

Homme 40-44 ans - 3000m
1º STEVENS, David - AUSTRALIA   3:32.836   50,743
2º RAYMOND, Philippe - CANADA   3:36.079   49,982
3º TORKACHENKO, Alexander - RUSSIA   3:36.434   49,900
4º DAVIES, Oliver - GREAT BRITAIN   3:38.864   49,346
...
9º LALIBERTE, Scott - CANADA    3:49.878   46,981

Homme 35-39 anss - 3000m
1º COUGHLAN, Simon - IRELAND   3:32.178   50,901
2º GUNDERSON, Trevor - CANADA   3:33.170   50,664
3º DEL BARCO, Daniel - ARGENTINA   3:37.800   49,587
4º CHANDAVOINE, Karl - FRANCE   3:38.614   49,402

Le Beau au championnats du monde sur piste


Stéphane Le Beau, chef de marque Opus ainsi que cycliste titré à plusieurs reprises tant au niveau québécois, canadien que mondial, est présentement au championnats du monde Maîtres sur piste à Anadia au Portugal. Un groupe de canadiens y est également présent incluant quelques québécois.

Hier, 26 octobre, se déroulait la première épreuve : le contre-la-montre. Stéphane a complété l'épreuve de 500 mètres (2 tours) en un temps de 36.933 secondes. Ce qui lui a valu le 12e échelon à seulement 1.251 secondes du podium de la catégorie des 50-54 ans. Les deux premières marches du podium sont occupées par deux britanniques et un australien s'est approprié la troisième position.

Résultats
1º CRONSHAW, Steve - GREAT BRITAIN 0:35.158
2º REID, Ivor - GREAT BRITAIN 0:35.353
3º MANDY, Gary - AUSTRALIA 0:35.682
...
12º LE BEAU, Stéphane - CANADA 0:36.933

Stéphane utilise un tout nouveau vélo Opus : le ONE. Cadre complètement en carbone aux lignes aérodynamiques et à la géométrie agressive, c'est la nouvelle arme du champion du monde !


Opus ONE TT 2012

Opus ONE Pista 2012

25.10.09

La Course aux Points

La course aux points est celle que j’aime. Celle qui me fait vibrer. Je l’ai déjà dit. Elle est tout ce que nous vivons sur cette planète en quelques minutes. Elle prend forme au moment du rassemblement des coureurs sur la piste. Nous avons tous une stratégie, un objectif, un plan, un rêve, pour un résultat final. Je vise l’or. Je ferai ma course pour la victoire. Je la ferai à l’avant du peloton. Comme à chaque finale, j’ai peur de manquer mon coup, de mal réagir. Je me sens comme un ado devant son choix de carrière. Une fois le signal donné tout se transforme. Mes jambes, mes poumons, mon cœur et ma tête se mettent en marche. J’ai l’impression que mon corps devient une machine cybernétique. La puissance de mon coup de pédale réagit avec l’environnement. Je réfléchis par automatisme et par logique. Un mélange de réactions et de réflexion. Trop penser ou trop réagir peut ralentir. Ce n’est pas toujours le plus fort qui gagne. La course aux points appartient à celui qui ne fait pas d’erreur.

Cette année, cette course fut une expérience de vie. Je l’ai perdue. J’ai fait une erreur. Une simple erreur de 2 petits points. La course m’appartenait dès le premier sprint. Surpris de me voir sur le haut du tableau après la première cloche, je m’applique à réagir. L’américain Nolan, le favori, le recordman du monde de la poursuite, m’attaque après le sprint. Je plonge pour le suivre. Il attaque de nouveau, je le rattrape et je passe devant pour lui dire que je suis là, qu’il aura un adversaire de taille. Puis un Kiwi, tout de noir, de la Nouvelle-Zélande nous relance. Je réagis avec Nolan et les deux Australiens qui se surveillent au lieu de s’entraider. Notre groupe manque de cohésion certains flinguent d’autres hésitent. Ça donne des coups. La course est rapide, le peloton est étiré et tout le monde est à fond. Je récolte de petits points qui me maintiennent sur le haut du tableau. Ma gorge me brûle, mes jambes deviennent lourdes, j’ai le goût du sang dans ma bouche. Voilà que mon cerveau m’envoi un message. « Tu souffres, garde des réserves ». Je ne veux pas l’écouter, j’ai un titre mondial à chercher. Je dois penser comme les sprinteurs. Puis ma logique se place, elle commande mes mouvements. « Nolan peut manquer un sprint et tu peux le battre dans le dernier ». Je prends la décision de ne pas faire le sprint du 20e tour alors que Nolan récolte des points précieux. Mauvais diagnostic, plaidoyer désastreux, fâcheuse décision, ordonnance dangereuse… Un coureur britannique attaque et les favoris ne réagissent pas. Nous croyons pouvoir rattraper ceux qui le suivent avant le sprint final. Nous ramenons les échappés les uns après les autres, sauf un. Je surveille le compte tour. À deux tours de la fin, je me glisse dans l’ouverture par le bas au risque de me faire emboîter. Le sprint est lancé, je suis bien placé. L’accélération nous alignent et j’enfile par le haut, je dépasse tout le monde et je finis premier du peloton. C'est le britannique devant qui prend les 5 points. Moi je fais 2 pour 3 points et Nolan une 4e position pour 1 point. Simples mathématiques. Il va me manquer ces petits 2 points de la première position du sprint final pour l’or.

Bravo Nolan, vous avez été le plus fort et le plus brillant !

J’ai fait une faute. L’adulte doit assumer ses erreurs. Comme l’avocat qui manque son plaidoyer, le médecin qui fait un mauvais diagnostic, un pharmacien qui donne une mauvaise ordonnance, un ingénieur qui fait un mauvais de calcul… L’information était là. Je l’ai lue avec une autre perspective. Je peux m’en vouloir ou je peux me dire que j’ai fait de mon mieux avec l’information que j’avais. J’assume ! Si mon corps avait été plus fort, ma tête aurait réagit autrement.

Je respecte les gens qui doivent prendre des décisions qui affectent des vies, des sentiments, des carrières. C’est une lourde responsabilité. Ma décision de laisser tomber un sprint a probablement désappointé ceux qui pensaient que j’allais gagner, ceux qui espéraient de l’or pour le Canada. Je reviens un peu déçu de ce Championnat du Monde sur Piste avec deux médailles de bronze et une d’argent. Mais au moins, je reviens avec une belle expérience de vie qui me servira plus tard.

C’est ça la course aux points. Une leçon de vie en 60 tours. Après Sydney, le Portugal m’attend en 2010. J’espère pouvoir y faire un grand numéro.

21.10.09

La Scratch Race

La Scratch Race, une course pour les sprinteurs et ceux qui aiment le risque. Ma stratégie aurait pu être la bonne pour l’or. Je voulais m’échapper. Après une tentative de l’américain Nolan dans les premiers tours, ma chance m’attendait après son effort. Je savais que je devais partir avec l’autre américain Host. Il me donne la chance avec une vingtaine de tours à faire. Host démarre, je le rejoins, je prends un relai d’un tour complet pour donner le ton et il en fait de même. Nous avons un bon écart. Puis, le français Ramet nous rejoint. Je contrôle de la course. Mes partenaires travaillent fort mais j’ai rapidement l’impression qu’ils faiblissent. Nous avons un demi-tour d’avance sur le peloton. Si nous le doublons nous avons tous une médaille garantie. Puis le Français craque, il ne peut plus prendre ses relais. L’américain a des doutes. Je les encourage et je tire des tours complets pour leur indiquer que c’est possible. Ils sont brûlés ! Je vois un groupe de 8 à 10 coureurs revenir sur nous. Ils font la jonction à 5 tours de la fin. Tout ce travail pour finir avec les autres. Je me répète dans ma tête repose toi, repose toi. Tu as ta chance les sprinteurs doivent être fatigués. À trois tours de la fin, je me dégage pour pouvoir donner le dernier coup pour me placer à l’avant. À deux tours je lance mon attaque. Mes jambes me font mal, si je passe devant je peux finir sur le podium. Nolan attaque au même moment, l’australien Upton réagit et j’arrive à me glisser derrière lui. La cloche sonne, dernier tour. La vitesse monte nous sommes à 60 à l’heure. J’ouvre la machine à fond, je ne peux dépasser l’australien, je souhaite maintenant préserver ma troisième position. Je croise la ligne pour le bronze.

Je suis heureux d’avoir pris un risque, notre échappée a brûlé les sprinteurs et j’avais encore des réserves pour la finale.

Demain c’est la qualification pour la vitesse. Je ne suis pas certain si je vais faire tous les matchs de vitesse. Avant la course aux points, ce n’est pas recommandé. Après le 200 m lancé je prendrai ma décision. Un jour de repos me ferait du bien.

Nous sommes 8 canadiens pour les championnats. Dans l’ordre sur la photo : Peter Toth (Alberta), Andy George (Colombie Britannique), Stéphane Le Beau (Québec), Garnet Abbey (Ontario), Jacob Dekok (Saskatchewan), Norm Kalmanovitch (Alberta), Ken Orr (Saskatchewan), Doug Cameron (Alberta).

Peter Toth, un gars très sympathique de l’Alberta a gagné la médaille d’argent dans la course Scratch des 45-49 ans. Il a fait une très belle course. Il a tenu les sprinters derrière en relançant constamment la course avec Claus Christensen du Danemark. Dans les derniers tours Peter s’est placé au bon endroit, il se glisse deuxième avec deux tours à faire et il maintient sa position malgré un retour en force des sprinteurs. Bravo Peter ! On se serre après la course, il me remercie pour mes conseils, il est heureux. Il nous reste que l’or à chercher…

Où est Montréal et son vélodrome ?
Le Portugal vient d’ouvrir son nouveau vélodrome de Sangalgos, au nord de la ville de Lisbonne. C’est officiel le Championnat du monde Master 2010 sur piste aura lieu au Portugal. Ce centre est doté d'une piste couverte de 250m avec 1220 sièges. Il peut être utilisé pour plusieurs sports comme le basket-ball, handball, volley-ball, foot en salle, tennis, gymnastique et badminton. Au Vélodrome de Sangalhos, vous trouverez également 16 chambres (32 lits), un restaurant, une salle de conférence et une salle de presse.

Montréal n’a toujours pas de piste… Sommes-nous une ville cycliste ou non ?

20.10.09

La poursuite : Plus qu'hier moins que demain

C’est la course que j’aime quand je suis en forme. C’est celle qui me fait mal, me torture et me brise quand je ne suis pas au top niveau. Je sais que ma blessure au dos ne m’a pas aidé et que je vais souffrir. Les américains Host et Nolan sont les hommes à battre. Ils sont rapides et je dois tout faire pour m’assurer une place dans la finale. Les deux meilleurs temps se battront pour l’or et l’argent et les 3e et 4e temps pour le bronze. Je suis contre Host dans les qualifications. Je pars vite trop vite. Je fais 1:10 au premier kilo, puis je casse, j’explose, j’ai mal, ma volonté est plus forte que mes muscles et je pousse ma souffrance à ma limite dans les deux derniers tours. J’enregistre le deuxième temps derrière Host.

Il reste Nolan, il est rapide, très rapide. Il fracasse le record du monde, une nouvelle marque à 2:17.05. Dans le premier Kilo mes temps étaient identiques à Nolan… Je vais en finale pour le bronze.
Dans cette finale, ce qui est surprenant pour moi, je me suis senti bien. De la pression car mon adversaire était à seulement 7 centièmes de mon temps et que la deuxième poursuite est toujours pénible après un effort supramax. Je pars contre l’australien Upton dans les trois premiers tours il me devance par 3 mètres. Je garde mon calme, mon départ a été lent et j’ai des réserves. Au 4e tour j’accélère, je me sens frais je prends les devant puis je mets 5 puis 10 mètres au dernier tour je sais que je vais gagner. Je vais avoir du bronze autour du coup.

Saviez-vous que ?
J’ai vu deux vélos Opus Libretto avec l’équipe de l’Afrique du Sud. Une équipe de l’Iran est représentée aux championnats. Nous sommes 430 maîtres qui participons aux différentes épreuves, nous sommes répartis en catégories par tranches de 5 années à partir de 35 ans. Le plus vieux participant, Derek Smith d’Angleterre, a 79 ans et la plus vieille participante, Charlene Smith D’Australie, a 70 ans. Louise Lalonde du Québec est commissaire au contrôle anti-dopage. L’eau des lavabos s’évacue en tournant vers la gauche. Les australiens savent qu’un étranger est au volant d’une voiture quand les essuies glace s’agitent avant un virage au lieu des clignotants (le volant est à droite et les clignotants aussi). La rumeur dit que les prochains championnats du monde seront au Portugal. Sydney se dit Sidnii.

Ce matin je me suis classé pour la finale de la course scratch. Je sais que je ne suis pas le plus rapide au sprint mai si je m’échappe je peux faire un numéro. Mon objectif m’échapper, si ça finit en peloton une 5e ou 6e place serait réaliste.

19.10.09

Sydney sur la bonne Piste

Voilà, première journée de compétitions au vélodrome. La bâtisse est magnifique. La piste est rapide et parfaitement entretenue. On est loin de Bromont !

Il y a un nombre incroyable de participants. Dans notre catégorie nous serons entre 38 et 40 participant par épreuve du contre la montre. Je m’attendais à un meilleur résultat pour moi alors qu’il y a eu des meilleurs pour les autres. Le record du monde est tombé de 4 dixièmes de seconde. Un Anglais, David Le Grys, établit la nouvelle marque de 34.45 secondes immédiatement après le record de piste que Gary Mandy venait d’établir à 35.092

Je suis loin derrière, pas moyen de faire tourner mes jambes à haute vitesse. Pas moyen de me mettre dans le rouge. J’avais peur que mon dos, blessé il y a trois semaines, ne soit pas en mesure de répondre à mon désir d’accélérer. J’ai même placé ma pédale d’appel à l’opposé pour éviter de me faire mal au dos. Je suis sorti lentement du bloc de départ, scotché à la piste au premier et deuxième coups de pédale. Rien à faire la vitesse ne vient pas. Je termine au 14 e rang. C’est ça la piste dans les bons jours les records tombes, dans les mauvais jours on est à une ou deux secondes des nos meilleures performances.

Si vous voulez voir un départ canon allez voir celui de Le Grys. C’EST DE L’ART !
http://www.cyclingmasters.tv/(Cliquez sur Event 13 - Mens 50-54 Individual Time Trial - 500m) Le Grys est l’avant dernier départ. Mon départ est le 12e.

Demain qualifications en poursuite. Une 4e position serait un bon résultat pour moi !

18.10.09

La piste par Vancouver

Passage sur la ville de Vancouver. Elle respire discrètement les jeux d’hiver 2010. Il y a de nouveaux bâtiments qui seront utilisés ou recyclés après les jeux. C’est ça la bonne gestion des installations. Le Richmond « Olympic Oval » sera transformé en salle multi sport ou se développera des logements, des maisons et un centre commercial autour de l’édifice, après les jeux. Une urbanisation bien contrôlée.

Non loin de ce magnifique centre, la collection des vélos Opus a été présentée aux détaillants de l’ouest canadien. Avec mes collègues Rob, Mike, Éric et nos représentants nous avons dévoilé nos vélos à des détaillants qui vivent le développement rapide de la popularité du vélo urbain et de route. Des détaillants connaisseurs avec des besoins spécifiques pour les conditions pluvieuses de Vancouver. Ils aiment les vélos urbains équipés de freins à disque et de bons garde-boues.

Il y a aussi un truc à Vancouver pour faire vibrer les baby boomers et les amateurs de sport extrême. Un vélodrome ! Il est utilisé en tout temps et en tant que salle multisports. Une piste de 200m parfaitement adaptée pour l’entraînement cycliste du badminton ou du volleyball. C’est simple la santé passe par le sport et Vancouver offre à sa population le choix.

Bon en route pour Sydney. J’ai hâte de voir si mes temps seront bons sur cette magnifique piste couverte. Je sais que j’ai eu de la difficulté à m’entraîner ces deux derniers mois. Que je me suis blessé au dos 3 semaines avant le championnat, mais la chaleur du pays et l’énergie des australiens me feront du bien.

13.10.09

La piste vers Montréal

Je ne peux croire que je dois faire 3 heures d’auto pour m’entraîner sur le vélodrome de Bromont à des températures qui frisent le point de congélation. C’est le prix à payer pour tenter de garder ma forme pour les championnats du monde. Comment pouvons nous penser former des cyclistes de haut niveau, amuser les jeunes, faire tripper les baby boomers, développer la passion de la pratique de l’activité physique ?

La belle piste des jeux d’Atlanta déménagée à Bromont, pour un investissement de plusieurs millions dans les régions, est sur le point de rendre l’âme. Il y a plus de 750 planches qui pourrissent en hiver et se fendillent. Les pneus peuvent se coincer entre les planches. Certains diront qu’au moins nous avons une piste au Québec. Je réponds que nous en avions une au bon endroit, à Montréal, au mauvais moment. Le vélodrome des JO de Montréal est devenu un biodôme. Trop grand, trop cher pour un petit nombre de cycliste selon la ville. Aujourd’hui le cyclisme est populaire. Les boomers ont découvert le sport et transmettent leur passion aux jeunes, mais il n’y a pas un seul espace couvert pour pratiquer le cyclisme pendant l’hiver.

Dans un an ou deux il faudra changer toutes les planches du vélodrome de Bromont, alors pourquoi ne pas en profiter pour déménager la structure et la placer dans un espace couvert dans la région de Montréal. Je vois des sites à Montréal, Ville St-Laurent, Laval ou Longueuil qui pourraient recevoir cette structure.

J’aimerais lancer le projet. Trouver les fonds. Développer les activités. Redonner aux cyclistes ce qu’ils ont perdu à la fin des années 80.

Entre temps je roule sur une piste qui fait de son mieux pour survivre aux intempéries.

5.6.09

Célébrer à 50 ans



Baie-Saint-Paul pour le tour de Charlevoix. Malgré le temps très froid, l'organisateur a enregistré un record de participation. C'est un bon signe pour la route, le vélo est en santé.
Et moi aussi !

Cette année, pour mes 50 ans et pour ma préparation pour les championnats du monde, je participe à la course par étapes dans la catégorie des maîtres 30 ans. J'ai gagné le contre la montre et j'ai fini 4e du critérium. Je suis présentement au premier rang du classement général. Pas mal pour un 50 ans contre des gars de 20 ans de moins. Demain c'est la course sur route de 117 km dans les grosses côtes de Charlevoix. Ce sera difficile pour moi car généralement je ne m'entraîne pas plus qu'une heure par jour. 30min pour aller au travail et 30 min pour retourner chez moi. J'espère finir dans les 10 premiers...

Le jour de course est arrivé. Voilà c'est fait, j'ai gagné le grand prix de Charlevoix. C'est une course que je croyais impossible pour moi. D'autant plus que j'avais pris la décision de courir avec les maîtres A qui sont dans la catégorie de 20 ans plus jeune que ma catégorie C. Une course sur route de 117 km et avec encore plus de bosses que par les années passées. Jai gagné le tour avec environ 26 secondes sur mon concurrent Yann Deville. Un gars charmant et qui a des qualités de grimpeur qui m'ont impressionnées. 80 km en échappée. Je suis allé chercher seul le groupe de 5 coureurs partis au début de la course. À St-Irénée on était que trois avec 40 km à faire. Yann est venu nous joindre à Pointe aux Pics. On a perdu un autre coureur de l'échappée. Puis à 10km de l'arrivée, c'est l'attaque. On est joint par deux autres coureurs du groupe de chasse. Yann contre attaque dans la dernière bosse. Je maintien le rythme malgré mes crampes. Je ramène sur Yann pour préserver mon avance. Luc Langevin le coiffe sur la ligne. Je fini 4 et je gagne le Tour de Charlevoix !

J'aime le vélo de route pour le challenge qu'il me procure, pour tous ces paysages magnifiques et les gens que je rencontre.

Charlevoix est une course magnifique pour tout ça. Il faut la faire au moins une fois dans sa vie. En cyclosportive ou en compétition. C'est un des plus beau coin du Québec. Avec une victoire, ça marque pour la vie, particulièrement à 50 ans !

31.10.07

Le championnat de la Handler


Stéphane Le Beau (Canada) rode a nearly perfect race to take Gold in the 45-49 20km Points Race Final.
Photo ©: Mike Gladu


Le championnat de la Handler
Championnats du monde sur piste, Sydney 2007

texte de Candide Tremblay

Je dois l’avouer d’emblée, je n’aime pas la compétition. J’ai toujours trouvé qu’il y avait peu de bons gagnants et trop de perdants déçus. Pourquoi se placer volontairement en état de stress alors que la vie se charge si bien de nous apporter son lot de problèmes mais fort heureusement des solutions ! Pourtant j’aime le sport et l’effort physique intense. Je ne suis ni une sportive de salon, ni du dimanche. 5000 Kilomètres sur mon Opus Staccato 2007; le vélo, j’adore.

J’arrive au vélodrome, de l’autre côté de la planète, comme une intruse. Je partage avec tous ces gens la passion des 2 roues, mais je ne suis jamais montée sur une piste. Après 7 jours passés dans ce cirque de bois je suis conquise. Je les comprends enfin ces batailleurs de la vitesse. Je suis à la limite d’avoir le goût de faire comme eux.

Le monde des Maîtres est un monde d’adultes accomplis qui ont un passé, de l’expérience et un certain recul face à la victoire. Cela me fait espérer que c’est un monde propre. Pas de contrat de publicité à négocier, pas d’argent à obtenir, pas de carrière à envisager. La vie de tous les jours est ailleurs. À mes yeux, la performance n’en est que plus belle et plus vraie.

Tout au long de cette semaine se vit une une escalade d’émotions tant sur la piste que dans l’arène, là où se retrouvent les athlètes et leurs « Handlers ». Le mardi voit arriver une bande d’étrangers venus du même pays ou de continents différents. Le dimanche réunit des athlètes de toute nationalité qui ont eu le goût du dépassement.

L’activité intense qui se déroule dans le centre de la piste est fascinante. Les coureurs se regroupent naturellement par pays, certains arborant des maillots de leurs nations respectives, subventionnés peut-être par leurs fédérations. La délégation canadienne est bleue, blanche, rouge, verte, jaune. Une petite dizaine de solitudes… Les nombreux vélos accrochés sur les supports sa balancent par leurs selles ; le monde du cyclisme est si joliment coloré.

Il y a ceux qui se réchauffent sans arrêt, il y en a d’autres qui le font par étapes. Plusieurs se promènent avec des bouts de papiers mouchoirs imbibés de menthol dans le nez, quelques-uns se massent, tous sont fébriles. C’est palpable .Superstition par ci, effet placébo par là. Les athlètes me semblent des gens de routine, d’habitudes et de discipline. On peut aussi sentir et voir la concentration avant la montée sur la piste. Au centre, juste avant de grimper la rampe, ils sont là sur leurs montures à tourner comme des lions en cage, sans se regarder les uns les autres. Les jeux sont faits, les dés sont lancés, c’est avant qu’on devait décider combien de pignons, quel braquet, quelle roue on allait installer sur sa bécane. Elle a été pesée et le casque aérodynamique a été inspecté.

À la montée sur le cercle de bois incliné, ceinturé des lignes noire, rouge et bleue, il ne reste que la volonté, la force physique et la connaissance de la piste. C’est étourdissant de les voir tourner, leur vitesse est grisante, leur agilité déconcertante, leur souffrance et leur plaisir mélangés. C’est fantastique de vivre ça de l’intérieur.

Ce séjour a permis des rencontres inattendues. Il y a eu ce jeune Américain sympathique accompagné de Lisa et de Sydney, leur bébé naissant, ce Danois athlétique et intelligent, fin pistard, ces Italiens chaleureux venus féliciter le gagnant de la course, ces Français typiquement français – Ah le cousin canadien - qui partagent notre langue, cette Australienne inquiète, si reconnaissante de l’aide apportée par Stéphane pour changer son pignon et sa roue in extremis, juste avant sa course. Il y a eu nos compatriotes canadiens qui ont partagé leurs rouleaux de réchauffement, un casque et une roue prêtés, Keith et Norm qui ont accepté de faire équipe avec Stéphane, Scott qui a chronométré sa poursuite et Sara qui allait d’un côté à l’autre de la piste durant la Course aux points en hurlant des encouragements : « Go Go Steph ! You have to win …». Des étrangers avec qui on a fini par partager nos émotions, notre bouffe et nos adresses courriels.

Les derniers jours j’aperçois un maillot bleu de l’Italie porté par un coureur de l’Afrique du Sud, un Français avec un survêtement de l’Australie et Stéphane qui se retrouve avec le ‘’ skin ‘’ bleu d’un coureur de l’Argentine parce que ce denier voulait le rouge et blanc de Opus. Amusante cette coutume ! On croirait voir une bande d’ados échangeant leurs cotons ouatés.

Je ne crois toujours pas avoir en moi la fibre qui fait aimer la compétition mais je sais que cette semaine m’a appris beaucoup : connaissances sur les qualités physiques et tactiques des bons pistards, renseignements sur les caractéristiques de la piste, détails sur les différentes épreuves présentées. Mais j’ai surtout compris le plaisir de ceux qui aiment se mesurer aux autres, j’ai senti l’énergie qui les habite, j’ai été contente de ressentir de la camaraderie entre eux. J’ai vécu les réponses à mon questionnement.

Finalement je pense que dans une course il y a 3 gagnants mais aucun perdant.

21.10.07

Stéphane Le Beau, champion du monde sur piste


Opus Libretto 07, édition spéciale Sydney

Stéphane Le Beau
, chef de produit Opus
Champion du monde sur piste

Course aux points, Maître
Track Cycling World Masters Championships 16 - 21 October, 2007 Dunc Gray Velodrome, Sydney, Australia

Dernier jour de compétition
La course aux points.

Il faut penser, calculer, réfléchir, compter, s’ajuster, se placer. Il faut être là au bon moment, puis donner le coup de rein pour prendre le point nécessaire. C’est ça la course aux points. 80 tours de piste, 20 Km et 8 sprints pour les points. Le gagnant n’est pas nécessairement celui qui franchit en premier la ligne d’arrivée à la fin de la course. Tout ce qui se passe avant a de l’importance, prendre un tour sur le peloton donne 20 points en boni. C’est ma course préférée. Je l’aime pour ce qui se passe dans ma tête à chaque tour. Je l’aime pour les risques qu’il faut prendre avec un vélo sans frein. Je l’aime quand ça frotte. Je l’aime pour l’harmonie entre l’effort physique et la tactique. Tous deux à fond, pendant 80 tours de piste

Je l’aime maintenant encore plus que toutes les courses. Je l’aime pour la médaille qu’elle m’a donnée aujourd’hui, pour le kangourou en peluche qui venait avec, pour le maillot arc-en-ciel, pour le titre mondial, pour le drapeau canadien entre ceux de l’Australie. Oui, je suis Champion du Monde. C’est un plaisir particulier. Rien n’a changé par rapport à hier. Je suis le même. J’ai simplement gagné la plus belle course de ma vie. Ça fait du bien tout simplement !

La course
La qualification du matin était une routine. J’ai observé mes adversaires et je me suis testé. Je passe à la finale. Celle que tout le monde souhaite gagner. Ce sera plus difficile. J’ai mon plan. Je suis allé me reposer dans ma chambre. Pas nerveux, mais plein de pensées dans ma tête. Tout y passe, ma famille, mes amis, Robert Brisson, mon travail, mes vélos Opus… Je retourne au vélodrome avec une drôle de sensation. Celle de ne pas vouloir courir. Celle que j’ai quand je me rends aux courses importantes. Celle que j’ai quand je me sens bien une fois le départ donné. Je me prépare, je me réchauffe, je suis prêt.

On s’aligne 21 sur la piste. Un tour regroupé et on part sur le «gun».
Un néozélandais lance le bal. Ça roule à fond et je cherche à me tailler une place dans les premiers. Je respire fort déjà! Premier sprint, rien pas un point. Le second pas mieux. Mais j’observe. Les Australiens contrôlent la course. Ils sont d’excellents sprinteurs.

Je tente un premier démarrage. Les «Aussies» réagissent. Troisième sprint, je ramasse deux petits points. Je pars avec Claus, un Danois sympathique et puissant qui a fait la finale en poursuite. Encore les Australiens qui réagissent. J’ai compris! Il faut partir avec un des leurs.
Puis ma chance se présente. L’Australien Graig Taylor part en flèche. Je suis le seul à réagir. Je le rejoins. Il roule bien sans se soucier de moi. Il ne me donne le relais qu’après deux tours. J’ouvre la machine. Je prends le 4e sprint et je double le peloton. 25 points d’un coup.

Je dois protéger mon avance et je suis à fond. Récupérer, récupérer. L’Australien réussit à prendre un tour. On se surveille. On laisse passer le 5e sprint. Je me fais tasser sur la balustrade avec tous ces mouvements. Puis c’est Taylor qui se fait prendre dans les mouvements de serpent sur la piste. Il coince sa roue avant et chute. Sa glissade a failli m’emporter.
Je décide de ne pas faire le 6e sprint, ce sera plus fairplay pour la victoire entre Taylor et moi. C’est McMurdo, la fusée australienne qui a gagné la poursuite il y a deux jours, qui s’approche de moi aux points, petit à petit, en se classant à tous les sprints. Je dois le surveiller. Taylor est revenu en piste. Il n’est pas amoché. Il me dit qu’il est OK. Il nous reste deux sprints. La cloche sonne pour le 7e sprint. Je suis mal placé, 6e je crois. Je dois prendre un point car McMurdo a gagné le sprint. Je gicle dans le dernier virage et, sur la ligne, je ramasse un point précieux en 4e position, un point en or.
Pour le sprint final, je dois finir derrière McMurdo s’il est 2e ou 3e. S’il vise la première position je dois finir avant lui. Un groupe de cyclistes attaquent par le haut de la piste. Il reste 1 tour et demi. Je suis coincé derrière. La cloche sonne, dernier tour. McMurdo pousse à fond je suis 3 positions derrière lui.
Dans le dernier virage je passe les 3 coureurs. McMurdo ne fera qu’une 4e place, je rentre derrière lui. Je suis champion du monde par un point, le petit point en or ramassé avec un coup de rein si important.
J’aime cette course, j’aime compter, calculer, réfléchir…

Sur le podium mes yeux sont pleins d’eau. On me glisse le maillot arc-en-ciel du champion du monde. On me passe la médaille d’or. Photos et poignées de main. Je souris à ma «Handler». C’est la première fois que le Ô Canada est joué depuis l’ouverture des championnats.

Comment mieux conclure cette expérience australienne par une visite du pays. J’irai à l’Opéra, apprendre à faire du Surf, voir les Kangourous, marcher dans le parc Blue Mountain. Et surtout, rester le même à l’intérieur de moi.

Petites notes pour mes confrères pistards et d’équipe :
Philippe, oui Philippe Raymond mon partenaire de piste, la course aux points au Championnat du Monde c’est comme toutes les courses aux points: C’est grisant! Il faut savoir ce que l’on a dans son jeu et sentir le jeu des autres, comme dans une partie de poker, mais tout se passe plus vite. C’est ça sentir la course! Maintenant, Vancouver pour l’américaine?

Gérard-Louis, merci pour les encouragements. Tu avais raison de me pousser à tenter ma chance en Australie.

À mes coéquipiers d’Opus, Richard et Éric. Merci pour le temps si précieux à rouler ensemble.

Résultats :
1- Stéphane Le beau CAN 28 points
2- Hilton McMurdo AUS 27 points
3- Craig Taylor AUS 23 points

19.10.07

Le Beau au Masters de Sydney (5)



3e jour de Compétition

30 tours scratch 750m Sprint Olympique

Il semble faire toujours beau à Sydney. Les variations se font au niveau de la température. Il peut faire 30 degrés le matin et ça passe à 15 le soir. Le temps peut tourner du calme plat à des vents qui font virevolter les feuilles dans tous les sens. C’est peut-être ça qui explique les temps rapides un jour et plus lents le lendemain, sur la piste du vélodrome. Le vélodrome n’a pas de chauffage ni de climatisation. Il est entouré de volets de verre permettant une bonne ventilation et un bel éclairage. Le seul hic, il peut y avoir du vent sur la piste même si elle est couverte.

Hier après ma poursuite j’étais vert. Mon départ trop rapide m’a totalement vidé. Je crois avoir récupéré. Aujourd’hui je dois me qualifier pour la finale de la course Scratch de 30 tours. Une course où le premier qui croise la ligne gagne la course. Une course simple, il faut juste se placer et observer les attaques pour éviter de se faire prendre à l’arrière du peloton. Je me qualifie sans problème.

Après cette qualification, c’est le sprint par équipe. Norm est très nerveux. Il a pratiqué ses départs la journée d’hier et je crois qu’il en a fait quelques uns dans ses rêves. Le départ est primordial dans le sprint par équipe. Pour gagner il faut passer sous les 20 secondes au premier tour. On s’aligne sur la piste. Beeb, beeb, beeb, beeb et BANG faux départ ! Keith notre bombe de vitesse est parti avant le temps. Nous reprenons notre départ. Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Beeb, beeb, beeb, beeb et BEEP, nous sommes partis. Ouf, mais c’est lent sur les premiers 100 mètres. Nous devons suivre Norm sur le premier tour que nous passons tout juste à 23 secondes. Nous sommes à 55km/h. Puis Keith passe, il accélère la vitesse, wow ça va vite ! Je me colle à sa roue. Il fait le deuxième tour en 14,5. Je suis propulsé à 65 km/h. Je maintiens la vitesse comme je le peux, à l’arraché, les jambes gonflées, le dos bombé. Temps final 53,09 secondes. Près du temps que j’ai fait seul au 750m contre-la-montre de la première journée… Nous sommes 16e. Un premier tour dans les 20 secondes aurait fait la différence…

Ce soir c’est la course de 30 tours Scratch. J’adore ! C’est tactique, ça roule à fond et ça frotte pour des positions. Le départ est donné aux 22 coureurs qui ont passé les éliminations de ce matin. Et ça roule. Des coureurs en échappée, aussitôt rejoints, ça contre-attaque. Je suis dans tous les bons coups. Je regarde le compte-tour. Tous les sprinteurs sont encore là. Il reste 4 tours. Je tente ma chance. L’ouverture se fait. Je plonge. Si personne ne réagit dans les premiers mètres j’ai une médaille. Je me retourne au deuxième virage… L’australien McMurdo, le gagnant de la poursuite, me chasse. Il tire les sprinteurs avec lui. Je me relève. Mon attaque a peut-être causé de la fatigue chez les sprinteurs… Puis, erreur tactique, je me retrouve en 12e position à 2 tours de la fin. La pire position ! Ça accélère à fond. Je tente de me tailler une place ; rien à faire je dois faire le tour par le haut. Je remonte, remonte et remonte les positions une à une, comme je le peux. Je termine 7e. Consolation l’australien qui m’a ramené au peloton n’a pas gagné. C’est le cousin français Philippe Vernet qui est champion du monde.

Record du monde non officiel :
À l’échauffement, nous ne sommes pas loin de 150 coureurs sur la piste. Un train continu. Des cyclistes partout. Je n’avais jamais vu ça. On monte sur la piste quand on trouve un petit trou et on redescend quand une ouverture se fait… L’annonceur n’en revient pas ! «Ait’s ai waold waicord» (It’s a world record) qu’il lance avec son accent australien !

Des vrais pistards ! Les australiens sont des maniaques de piste. Ils adaptent même leurs scooters pour pouvoir transporter un vélo au vélodrome…

Jour 4 de compétition
Qualifications 200 m

J'ai pris la décision de me reposer. Je vais simplement me présenter à la ligne et faire mon 200m pour avoir un temps de référence. J’ai fait 12,123 secondes (59,39 km/h). C’est OK, pas vite, mais acceptable. Le 12e temps. Je suis forcé de faire la ronde des 16. Je vais me faire sortir de cette ronde pour pouvoir me reposer le jour 5 avant la course aux points de la dernière journée.

Stéphane Le Beau, Maître B
Chef de produit Opus

17.10.07

Le Beau au Masters de Sydney (4)



Poursuite


Voilà c’est fait ! Mon épreuve est passée. Je suis content de mon temps mais déçu de ma position. Je termine au 6e rang. Mais mon temps s’est amélioré de 4 secondes sur ma meilleure performance à vie. J’étais dans la première ronde de poursuite. Il y en avait 13. Je suis parti vite, trop vite. J’ai rattrapé mon adversaire, un Italien, au deuxième kilomètre. Je roulais sur une base de 3:35. Mais, je n’ai pas pu tenir le rythme dans le dernier kilomètre. J’ai perdu 6 secondes pour un temps de 3:41. J’ai tenu la pole longtemps. Finalement deux «jets» sont montés en piste. 3:27 le meilleur temps de la journée toutes catégories confondues. Voilà, je suis satisfait et déçu, c’est ça la compétition. L’expérience fut bonne, le résultat un peu moins !

Il me reste des chances de médailles demain pour la course «Scratch» et samedi pour la course aux points. Je vais me coucher pour récupérer et être en forme demain.

Stéphane Le Beau, Maître B
Chef de produits Opus

1 Hilton MCMURDO AUS 52.02 km/h 3:27.616
2 Marco HELLMAN USA 50.34 km/h 3:34.561
3 Claus CHRISTIANSEN DEN 49.22 km/h 3:39.423
4 Ray DUNSTAN NZL 49.11 km/h 3:39.917
5 Clint MCDONELL AUS 49.09 3:39.991
6 Stephane Le BEAU CAN 48.76 km/h 3:41.489

Le Beau au Masters de Sydney (3)



Premier jour de compétition
750 mètres des maîtres.

Jour 1 des compétitions… Le fameux 750m Contre la Montre. Je l’attendais. Je suis nerveux et mon épreuve ne se déroulera que vers les 20h ce soir. J’y pense toute la journée. Je ne sais pas si mes démarrages pratiqués la veille pour le sprint Olympique ne m’ont pas trop taxés. Je ne sais pas si je vais pouvoir puiser dans mes réserves facilement. Ce sera mon point de référence pour ma poursuite de mercredi.

J’arrive au vélodrome à 18h pour l’échauffement général. Je fais quelques tours de piste pour voir comment ça roule. Comme je le prévoyais, mes jambes sont raides. Il va falloir bien me réchauffer avant mon départ. Je n’ai que 750m à faire, mais à fond tout le long, dans le rouge, dans le tapis. Mon dernier tour me donnera une idée de ma poursuite. Si je roule sous les 17 secondes dans le dernier tour ce sera bon.

Je rencontre les canadiens Donald Guillmore et Robert Veroba avec Sara Laliberté et son conjoint Scott Laliberté on installe mon «maillot drapeau» sur le support à vélo. On rigole tout en se réchauffant. Une fois la glace brisée, les canadiens sont beaucoup plus agréable qu’au premier contact. Donald et Robert font leur 750m dans la catégorie 40-44 ans. Donald détient le meilleur temps. Ce n’est qu’au dernier départ qu’il se fait prendre le premier rang par un américain.

Puis c’est aux 45-49 ans ma catégorie. Nous somme 34 inscrits. Je suis 21e sur la liste. Dès le premier départ, le temps à battre est de 51,4. Ce sera difficile. Je me réchauffe. Je me sens prêt. Je suis dans le support de départ. Beeb, beeb, beeb, beeb, BEEB, me voilà parti ! Mon premier est OK. Au second je roule à 57,9 km/h. Puis bang je frappe le mur. Ma vitesse tombe, ce que je ne voulais pas est arrivé. J’enfile mon dernier tour à 53 km/h. Je suis 3e au classement provisoire. J’attends les autres départs. Puis je me fais déloger de ma position par un, puis deux, puis trois et finalement 4 autres coureurs. Je termine 7e. Je suis content de mon résultat. Mon temps au dernier tour est sous les 17 secondes. Je serai bien en poursuite. C’est Philippe Vernet un ami Français qui a gagné. Il est dans l’équipe crédit Agricole, celle de Gérard-Louis Robert. Tous les médaillés ont roulé sous les 52 secondes.

Demain, ce sera la poursuite. J’ai hâte !

Male - 45 to 49 - 750m Time Trial Final

1 Philippe VERNET FRA 52.66 km/h 51.274 sec.
2 Peter BARNARD AUS 52.51 km/h 51.421 sec.
3 Ivor REID GBR 51.93 km/h 51.991 sec.
...
7 Stephane LE BEAU CAN 50.16 km/h 53.830 sec.

(Best Time: Gil Hatton (USA) 50.649 Manchester Champs 2003)

15.10.07

Le Beau au Masters de Sydney (2)



Jour 2
Test, one two !

Encore une nuit moitié réveillé et endormi. Je lis mes courriels du bureau. Message de mon collègue Alec. Le site Opus est en ligne. Alec fait un travail incroyable. Maudit qu’il a de la drive et de l’imagination ! Je vérifie quelques images des cadres de production 2008 et confirme des plans de la gamme 2009. Réponses à l’un et à l’autre tout en pensant à ma préparation pour le Championnat.

J’ai pris quelques heures pour aller voir les paysages escarpés en «Sand-Stone» de Coogee. Une merveille visuelle, des rochers en surplombs aux formes extraordinaires dessinées par les vagues et le vent. En contrebas, sous ces falaises, il y a même une piscine taillée dans le roc, alimentée par l’eau de mer. Les nageurs allaient et revenaient au gré de leur entraînement. Et moi je pense au mien qui m’attend à 16h.

J’ai fait mon entraînement avec mes roues pleines avec les super boyaux Vittoria Pista CL 19mm de 135g, que j’ai posés hier soir. Je sens la vitesse, je sens la facilité d’accélération, la résonnance qui passe au travers de mes roues Comète. Mes jambes sont un peu raides suite aux départs pratiqués la veille, mais la sensation est tout aussi bonne que les premiers jours. Mon équipement est prêt, je me sens prêt. Il ne manque plus qu’à me trouver des coéquipiers pour faire le Sprint Olympique. Une épreuve de 3 tours où l’équipe part ensemble et chaque coureur doit mener un tour avant de donner le relais à l’autre et se retirer. Le temps total au passage du 3e coureur détermine le classement. Chez les maîtres il faut combiner l’âge des 3 coureurs pour totaliser 135 ans.

Jour 3
Tient donc, des canadiens !

J’ai rencontré mes compatriotes intéressés pour le Sprint Olympique. Norm Kalmanovitch 58 ans et Keith Thorarinson 31ans et moi 48 ans. Un total de 137 ans ! Ils sont sympas ! Les deux ont vécu au Québec, parlent français et connaissent les Têtes à Claques «Hé mon ami, t’aime lé pétaques»… On a rigolé alors que les autres canadiens nous regardent d’un drôle d’air !

Je suis content, même si je sais que nos chances de médailles sont très minces. Notre force devient notre handicap. La jeunesse de Keith nous force à compenser avec l’âge de Norm. Ce dernier se dit un peu lent au départ, mais on compte sur sa vitesse de pointe à la fin du premier tour pour nous lancer.
Je sais que Keith saura me propulser à 65 km/h pour mon dernier tour, il fait 11, 3 sec au 200m… ! Je n’aurai qu’à maintenir la vitesse. J’aurais aimé avoir Gérard-Louis Robert dans notre équipe comme premier relayeur. Il a un départ parmi les plus rapides au monde chez les 55 ans et plus. Peut-être une autre année ou aux J.O. des Maîtres en 2009 ici même à Sydney.

Une Canadienne fort sympathique a remarqué que nous n’avions pas de drapeau pour identifier notre espace d’athlètes canadiens. J’ai proposé ma cape de Capitaine Kébec http://www.bdquebec.qc.ca/heros/capkebec/capkebec.htm mais nous avons opté pour mon maillot de champion canadien avec la «Maple Leaf» rouge. On a bien bien rigolé !

Tiens j’oubliais, le site du World Master est le http://www.cyclingmasters.com.au/ je suis enregistré sous le prénom Le Beau, le nom de famille Stéphane et le pays Canada «Hé Le Beau t’aime lé pétaques ? »

Demain ce sera le test, 750m départ arrêté, avec comme objectif 52 secondes pour une chance de médaille.

Saviez-vous que la piste du vélodrome en bois est assemblée avec 60km de planches de pin baltique de Finlande et 360,000 clous.

Stéphane Le Beau, Maître B
Chef de produit Opus

14.10.07

Le Beau au Masters de Sydney


vélodrome de Sydney

Jour 0

Me voici enfin arrivé à Sydney 33 heures depuis mon départ de Montréal.
Le plus pénible fut l’attente de 10 heures à San Francisco avant l’envol de 14h30 vers l’Australie. J’ai loué une petite Hyundai Getz. Plus petit que ça c’est une Smart. Je mets tout juste mon vélo, mes roues et ma valise et je perds l’usage de mon rétroviseur. Je me familiarise avec la conduite à gauche, le volant à droite, les vitesses à gauche, regarder à droite et me tenir à gauche. Pas facile !

Je me rends directement au vélodrome olympique de Bankstown dans la banlieue de Sydney. Une superbe structure ! Encore mieux, je peux rouler. Je sorts tout mon attirail de ma mini voiture et j’assemble mon Opus Libretto 07 de piste spécialement préparé pour ce championnat avec ses roues pleines Mavic à l’avant et à l’arrière et le guidon tout intégré Easton de contre-la-montre.

Je monte sur la piste de 250m en bois et je constate la douceur de roulement le la facilité de prendre de la vitesse. Je roule à 45km heure avec une facilité déconcertante. Je contrôle avec aisance mon vélo malgré la roue pleine à l’avant. Je me lance du haut de la piste et j’enfile un kilo à un effort élevé mais pas maximal. 1:06,7, il doit y avoir une erreur. 5 minutes plus tard, j’en enfile un autre, 1:06,8 ! C’est 54km/h !

Je descends de la piste, je suis «high» ! Ce sera vite, très vite, très très vite ! Et je n’ai pas mis mon casque aérodynamique Bell.
Puis un grondement, c’est le bruit qui nous ramène sur terre. 5 coureurs argentins sont sur le bas de la piste. Bilan, un nez fracturé, un poignet blessé, plusieurs éraflures et un vélo brisé en deux…

Rentré à l’hôtel de Bankstown, je vais manger un shistaouk et un tabouleh histoire de ne pas être trop dépaysé de Montréal. Je me couche à 19h30.

Jour 1
J’ai peu dormi. Le décalage me reprend les heures assoupies de façon intermittentes. Je ne me sens pas fatigué, mais je sais que je dois reprendre le rythme avant le début du championnat.
Je me retrouve sur piste à midi pour l’entraînement. Je garde mes roues à rayon, histoire de voir comment ça roule. Et ça roule vite ! Mon coup de pédale est fluide, même sans mon équipement aéro. Il faudra juste que j’apprivoise la vitesse pour ne pas faire d’erreur et partir trop vite pendant ma poursuite. Je pratique mes départs et mes pointes de vitesse. Je sens que je dois mette un gros braquet. Je crois que je vais essayer un 52-14… Il faut casser les règles. J’aime rouler gros !

J’ai rencontré mes compatriotes canadiens. Ils étaient un peu zombie. Pas de grande discussion. Hello, poigné de main et my name is Stéphane.
Du côté français, j’ai rencontré Régis Allais du Crédit Agricole. Un gars super ! Il parle et on se raconte des histoire de course dans les années 1985. Il a fait Paris-Rouen en même temps que moi quand Equimov roulait comme une fusée. C’est mon copain Gérard-Louis Robert, notre champion du Monde à Manchester en 2005, qui m’a conseillé d’entrer en contact avec Régis. Merci Gérard L. ! J’espère que tu feras à un Championnat du Monde avec moi un jour. Les coureurs Australiens sont d’une gentillesse remarquable. A bien y penser tout le monde est merveilleux chez les maîtres. Je me sens bien.

Visite des quais de Sydney et de l’Opéra avant de me coucher. Je compter visualiser ma course.

Stéphane Le Beau, Maître B
chef de produit Vélos Opus

10.10.07

Stéphane Le Beau à Sydney



Stéphane Le Beau (Opus) s'en va conquérir un titre de champion du monde UCI sur piste à Sydney, en Autralie, dans la catégorie "Masters", du 16 au 21 octobre 2007.

Comme Stéphane est parti tout seul, sans équipe, nous essayerons de le suivre dans cette aventure le mieux possible.

Souhaitons-lui la meilleure des chances!



Pour en apprendre plus sur les diverses disciplines de piste, voici un texte de l'UCI.

La course sur piste existe depuis la fin du dix-neuvième siècle. Les premiers Championnats du Monde remontent à 1895. Les pistards sont des athlètes puissants, qui présentent généralement une masse musculaire supérieure à celle des « routiers ».

Disciplines de "Vitesse"

Vitesse: Course très tactique. Après sélection sur 200 m départ lancé, les coureurs se livrent à des duels qualificatifs sur 2 ou 3 tours suivant la longueur de la piste. Les perdants peuvent être repêchés. A partir des quarts de finale, les duels se courent au meilleur des deux manches. On assiste parfois à des séances de surplace, destinées à contraindre l’adversaire à mener la coure, situation peu avantageuse avant l’explosion du sprint final.

Vitesse par équipes: Cette épreuve spectaculaire se court par équipes de 3 coureurs, sur 3 tours de piste. Chaque coureur mène un tour avant de céder sa place. Le dernier termine seul. Lors des Championnats du Monde, les huit meilleures équipes sont qualifiées au temps ; quatre sont éliminées à l’issue de duels ; enfin, les deux équipes créditées du meilleur temps se rencontrent pour déterminer le vainqueur.

Kilomètre (500 m pour les femmes): Un long sprint. Il s’agit d’un contre-la-montre individuel, avec départ arrêté. Le coureur obtenant le meilleur temps est déclaré vainqueur.

Keirin: Dans cette épreuve venant du Japon, 6 à 8 coureurs s’affrontent dans un sprint de 600 à 700 m disputé, après avoir parcouru environ 1400 m derrière un entraîneur à vélomoteur qui aura progressivement augmenté son allure de 30 à 50 km/h.

Disciplines "d’endurance"

Poursuite individuelle: Une course terrible ! Deux coureurs s’affrontent sur une distance déterminée (hommes : 4 km ; femmes : 3 km). Ils prennent le départ en deux points opposés de la piste. Est déclaré vainqueur celui qui rejoint son adversaire ou enregistre le meilleur temps.

Poursuite par équipes: Un régal pour les yeux. Deux équipes de 4 coureurs s’affrontent sur une distance de 4 km. Elles prennent le départ en deux points opposés de la piste. Est déclarée vainqueur l’équipe qui rejoint son adversaire ou enregistre le meilleur temps.

Course aux points: Pour les sprinters sachant gérer leur effort. C’est une spécialité dans laquelle le classement final s’établit en fonction des points gagnés et accumulés par 20 à 30 coureurs lors de sprints (un tous les 10 tours sur pistes de 250 m) et par tour gagné. Elle se court sur 30 km pour les hommes et 25 pour les femmes.

Américaine: Entente parfaite requise. L’épreuve se dispute par équipes de deux coureurs, avec des sprints intermédiaires. Le classement s’établit à la distance et aux points gagnés par les coureurs. Avec un maximum de 18 équipes, courue généralement sur 50 km, c’est une épreuve spectaculaire : les équipiers se relaient à volonté, à la main ou au cuissard. Pendant que l’un des coureurs est en course, l’autre tourne à vitesse réduite.

Scratch: Le scratch est une course individuelle sur distance déterminée (15 km pour les hommes, 10 km pour les femmes). Le nombre de participants est limité à 24. Le départ est donné lancé, après un tour neutralisé.

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