M O N T R E A L - Q U E B E C - C A N A D A
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27.7.11

Barocco 2012


• Cadre surdimensionné monocoque à fibre de carbone T-700 et M46J
• Fourche en carbone Ora RC2 à direction de 1-1/8”
• Composants Shimano Ultegra avec pédalier FSA Team issue en carbon
• Roues Mavic Ksyrium Équipe blanc
• Selle Italia XR XC et tige de selle Ora en carbone

4.11.10

Sorties d'automne

L'automne. Saison de transition pour les cyclistes. Plusieurs s'adonnent au cyclo-cross pour prolonger la saison avant l'arrivée de l'hiver. Pour d'autres, c'est le temps de bâtir l'endurance avant que la neige ne rendent les routes impraticables pour leur vélo de route.

Avec le mercure en montagnes russes, la quantité impressionnante de précipitations en eau reçue au cours des dernières semaines et la durée du jour diminuant à chaque jour, vous a-t-il été possible de rouler comme vous le souhaitiez ?

Votre vélo est-il déjà rangé ou fixé en permanence à votre home trainer ?

Prolongez-vous votre saison au maximum ou mettez-vous votre vélo de côté dès l'arrivée de l'automne ?


Faites-nous part de votre opinion.

15.7.10

Descentes rapides

Vous avez probablement déjà vu des photos ou vidéos de coureurs professionnels dévalant les pentes européennes. Assis sur le tube horizontal, devant la selle. Tenant le guidon le plus près possible de la potence. Leur menton touchant presque la roue avant.


S'il vous plait, n'essayez pas cela ! Cette position est peut-être bien aérodynamique, mais elle est surtout extrêmement instable. Les Pros sont capables d'utiliser cette position (en général), mais ils sont capables de faire pas mal de choses sur leur vélo que nous ne sommes pas capables de faire.

Vous irez presque aussi vite, en assumant que c'est que que vous voulez, et serez beaucoup plus stable en utilisant une position plus raisonnable.


Voici 7 principes de base :

  • Placez vos manivelles à l'horizontale. Peu importe que vous préfériez avoir le pied gauche ou droit à l'avant, faite ce qui est naturel.
  • Reculez sur la selle. Cela permet d'augmenter le poids sur la roue arrière et ainsi augmenter l'adhérence de cette dernière. Cela vous permettra également de vous coucher un peu plus sur le vélo et d'augmenter votre aérodynamisme sans compromis côté stabilité.
  • Mains au bas du guidon. Cette position offre le meilleur contrôle du vélo et permet d'être en mesure de bien freiner.
  • Moduler les deux freins. Pour conserver la vitesse sous contrôle, alternez l'utilisation des deux freins. Un freinage constant produit une accumulation de la chaleur au niveau des jantes et peu faire exploser votre chambre à air. Dans l'éventualité où vous êtes trop rapide et voulez ralentir davantage, redressez-vous sur le vélo.
  • Serrez les genoux. Si votre vélo a tendance à vibrer ou osciller dans les descentes rapides, appuyez un genou contre le tube horizontal. Si la situation s'aggrave, serrez le tube entre vos jambes.
  • Gardez la tête haute. Vous devez être bas pour réduire la résistance au vent, mais n'exagérez pas. Le confort et la sécurité sont plus important que de faire un nouveau record de vitesse.
  • Pensez rapidement. Regardez au loin et anticipez les dangers. Y a-t-il du gravier dans ce virage ? Un cerf caché derrière cet arbre ? Une intersection ? Profitez de cette descente palpitante, mais n'oubliez jamais : plus vite vous allez, plus la marge dont vous avez besoin pour l'imprévu doit être grande.

7.7.10

En écoutant le Tour de France...

Voici quelques expressions qui vous sera sûrement utile de connaître si vous écouter le Tour de France sur une chaîne française !

Peloton
  • Assurer un tempo : allure de la tête d'un peloton, imposée par une ou plusieurs formations, régulière et assez soutenue sans être excessive. Un tempo est assurée lorsqu'on souhaite soit éviter des attaques, soit empêcher des échappées de faire le trou sans pour autant les rejoindre immédiatement.
  • Imposer le train : se placer en tête de la course et obliger les autres à suivre à la cadence voulue. Ceux qui ne pourront pas suivre seront lâchés. Si un coureur veut faire ralentir l'allure, il tentera de passer devant, mais l'autre reprendra la tête et pourra, à nouveau, imposer l'allure qu'il souhaite.
  • Former l'éventail : cet aspect de la course intervient lorsqu'il y a un vent très fort. Souvent, le peloton se scinde en plusieurs éventails. Le premier coureur se place côté vent, les autres s'installent en se décalant pour être dans l'abri, sur toute la largeur de la route. L'évolution de l'éventail est la suivante : le vent vient de gauche. Le premier coureur à gauche se laisse glisser pour aller se placer sur la droite de la route. Le second prend sa place, et ainsi de suite, en mouvement tournant.
  • Être dans la bordure : le coureur qui n'a pas pris le soin d'être bien placé au moment de la formation de l'éventail, risque de ne pouvoir s'y incorporer. Il se retrouve dans l'obligation de rouler sur la bordure et n'a d'autre solution que de laisser partir le groupe auquel il voulait se joindre.
  • Prendre le maillot : uniquement dans les courses à étapes; s'installer en tête du classement général. Pour distinguer le leader, on lui donne un maillot différent : Tour de France : jaune, Tour d'Italie : rose, etc.
  • Avoir la pancarte dans le dos : cette expression s'applique en règle générale au favori de l'épreuve, ou au leader de la compétition. Cette position qui le distingue dans le peloton, lui vaudra des attaques incessantes de ses adversaires et ne lui permettra pas de tenter facilement une action déterminante. Ce n'est pas la situation rêvée, mais c'est aussi la rançon de la gloire.
  • Se mettre dans l'abri : trouver le meilleur endroit, derrière un coureur, ou un engin motorisé, pour s'abriter du vent et s'y placer de manière à être protégé, et ne pas faire trop d'efforts.
  • Avoir un bon de sortie : est en général réservé à un coureur de second rang dont la place au classement général ne risque pas de mettre en péril celle des leaders, ce qui lui permettra, peut être, de gagner une étape. Cette autorisation aura la bienveillance du porteur du maillot de leader, qui en informera ses équipiers.
  • Être dans la galère : se trouver dans un groupe de coureurs par pur hasard, et être obliger de rouler, sans trop savoir comment évoluera la situation de la course.
  • Emmener le sprint : prendre en charge l'équipier le plus rapide au sprint, en le maintenant dans sa roue, lui éviter de prendre du vent en lui donnant de l'abri, et s'écarter brusquement pas très loin de la ligne d'arrivée, pour le laisser s'exprimer. En règle générale, celui qui emmène le sprint a peu de chance de remporter la victoire.
  • Être dans la botte : s'être laissé enfermer par ses adversaires lors d'un sprint, sans avoir la possibilité d'échapper à leur emprise.

Coureur

  • Mettre un braquet d'asthmatique : utiliser un tout petit développement à l'image de l'asthmatique qui monte lentement un escalier pour éviter l'essoufflement.
  • Être en danseuse : position du coureur, principalement en montagne. Elle oblige le coureur à se dresser sur les pédales, et pédaler en prenant appui sur le guidon. Cette position provoque un déhanchement, mouvement proche de celui d'une danseuse sur les pointes.
  • Faire les grimpeurs : se dit d'un coureur qui fait les sprints en haut des côtes répertoriées pour essayer de gagner le classement du meilleur grimpeur.
  • Retrouver le coup de pédale : cela se dit après un passage à vide dans une course et signifie également retrouver de bonnes sensations après une interruption d'activité et une reprise d'entraînement qui commence à porter ses fruits.
  • Être en ligne de chaîne : être bien posé sur son vélo rouler tout droit à la même allure, sans balancement du corps ni déhanchement des épaules.
  • Suivre le train : rester derrière le peloton ou une échappée en suivant le rythme imprimé par celui qui est en tête, sans essayer de le dépasser.
  • Faire de la patinette : se laisser porter par la course sans y participer vraiment, tout en donnant l'impression d'être dans le coup.
  • Ne pas donner un coup de pédale : ne participer à aucune action, ne prendre aucune initiative, se laisser aller, en profitant de l'effort des autres.
  • Être dans la roue : Surveiller et marquer de près un adversaire désigné, en se mettant résolument dans sa roue sans jamais prendre le moindre relais.
  • Sucer les roues : décider à marquer ses adversaires, en restant en permanence derrière eux, et évoluer en jugeant de l'opportunité de prendre telle ou telle roue, selon les circonstances.
  • Avoir le nez dans le cintre : tenir son guidon au bas du cintre, le nez au ras de la potence, le corps arc-bouté ; cette position est utilisée lorsque l'allure de la course est très élevée, où lorsque le coureur doit fournir un effort particulier.
  • Se relever : ne pas insister, ne pas poursuivre son effort, lorsque le coureur se rend compte que son échappée n'a aucune chance de réussir. Il se relève, en attendant le peloton.

30.6.10

Testez votre technique en montée

Certains grimpeurs sont aussi efficient assis et debout en montée. Par contre, plusieurs cyclistes ne savent pas quelle technique leur réussit le mieux.

Vous y parviendrez en vous testant dans une montée qui ressemble à celles que vous montez le plus souvent. Idéalement d'une durée de 2 à 5 minutes. Elle devrait être située à une bonne distance de la maison pour procéder à un bon échauffement.

Chaque fois que vous monterez la côte, demeurez à la même fréquence cardiaque. Elle devrait être à environ 85% de votre maximum, un effort difficile, mais non maximal. Si vous avez un capteur de puissance, conservez la même puissance, élevée et soutenue, à chaque fois.

Vous n'avez pas de gadget électronique ? Faites de votre mieux pour que votre perception de votre effort et de votre respiration soient identiques à chaque essai.

Voici le test :
  1. Montez debout toute la durée de l'essai.
  2. Récupérez complètement, puis montez de nouveau, mais assis toute la durée de l'essai.
  3. Récupérez complètement, puis alternez assis et debout.
Souvenez-vous de gardez votre effort constant. Faites ce test une fois par semaine pendant 4 à 6 semaines. Modifiez l'ordre pour neutraliser l'effet de fatigue qui peut se faire sentir lors du troisième essai. Inscrivez les temps dans votre journal d'entraînement une fois de retour à la maison.

De pair avec votre perception subjective de votre efficience, vous aurez des temps qui vous diront quelle méthode est la plus efficiente (i.e., la plus rapide) sur des côtes de longueur et pente similaire.

En boni ! Savoir comment vous grimpez le mieux peut vous donner une confiance qui vous aidera à grimper plus fort.

15.6.10

Le pied léger

Voici donc une technique intéressante à utiliser. Elle s'acquière en la pratiquant et permet d'économiser notre énergie et nos patins de freins.



Pratiquer le Soft Pedaling

Le sillonage (drafting) est l'essence même du cyclisme en groupe. Cependant plusieurs cyclistes ont de la difficulté à en tirer profit au maximum. Voici une technique qui vous aidera. En début de saison, c'est un bon moment pour travailler ce genre d'habileté à une vitesse constante et modérée, mais aussi lors des périodes entre nos objectifs où l'on bénéficie d'une charge de travail allégée.

Roulez avec deux autres cyclistes ou plus. Formez une file en vous plaçant au centre environ 3 pieds derrière la roue arrière du cycliste devant vous.

Lorsque vous vous sentez confortable, rapprochez-vous à 2 pieds, à 1 pieds et de plus en plus près. Vous sentirez que c'est de plus en plus facile : le sillon vous aspirant davantage plus la distance avec le cycliste devant vous diminue. Cependant, cela requiert plus d'attention et de concentration. Si vous ne restez pas concentré, vous pouvez vous retrouver trop près de la roue devant vous. Si les roues se touchent, votre compatriote sentira un petit coup, mais vous pourriez vous retrouver au sol. Cela demande beaucoup d'habileté de demeurer debout lorsqu'on touche une roue.

La réaction instinctive lorsque l'on s'approche trop prêt de la roue devant soi est de freiner. Toutefois, freiner devrait être le dernier recours dans une file ou lorsque quelqu'un est derrière vous. Cela vous ralenti trop abruptement et pourrait causer au coureur vous suivant ce que vous voulez éviter : toucher une roue arrière. Donc, au lieu de freiner, pédalez léger.


Pédaler léger est l'art de tourner continuellement le pédalier, mais suffisamment lentement pour que vous n'appliquiez pas ou très peu de force. Vous êtes en roue libre, mais cela ne paraît pas. Cela devrait réduire votre vitesse suffisamment. Aussitôt que vous vous retrouvez à la distance que vous trouver confortable ré-appuyez graduellement sur les pédales pour maintenir la distance.

Pédaler léger est beaucoup plus fluide qu'alterner pédalage et roue libre. Arrêter et recommencer subitement à pédaler fréquemment est une façon sûre de déranger vos compatriotes. Lorsque tous les cyclistes dans une file sont constamment en train de pédaler, c'est très beau à voir.


Deux autres conseils pour éviter de freiner :

  • Redressez-vous. En même temps que vous alléger votre coup de pédale, cela vous fait prendre plus de vent et réduit votre vitesse davantage.

  • Déplacez-vous à droite ou à gauche. Deux bénéfices : Cela vous ralentit plus rapidement en vous sortant de la trainée et cela vous assure de ne pas toucher la roue devant. Faites-le progressivement et légèrement pour la sécurité des coureurs derrière. Puis replacez-vous dans la ligne lorsque l'espace est sécuritaire et reprenez la vitesse de croisière.

7.6.10

La pédale au plancher !

La vitesse. Toujours plus de vitesse. Quelle amusante sensation de pouvoir rouler plus vite d'une semaine à l'autre, voire d'une sortie à l'autre. Ça donne le goût de rouler plus et de plus en plus fort. Mais est-ce bon de toujours rouler la pédale au plancher ? Pour plusieurs cyclistes qui roulent jusqu'à quatre fois par semaine pour le plaisir, doit-on y aller la pédale douce parfois ? Ou, au contraire, se donner au maximum à chaque sortie et se servir des journées sans vélo pour bien récupérer ?

Plusieurs entraîneurs et auteurs vantent les vertus de l'entraînement à haute intensité. Ils pensent que si vous ne pouvez pas rouler plus de quelques heures 3 à 4 fois par semaine, vous pouvez combler le manque de kilométrage en vous entraînant vraiment fort.
Il y a certainement des avantages à cette approche. Nous savons que l'intensité est le meilleur producteur de condition physique. Et si vous ne travaillez pas à haute intensité à l'entraînement, vous ne pourrez suivre le rythme longtemps lors de sorties de groupe (ou en course) lorsque la vitesse augmente de manière significative.

Par contre, rouler à fond tout le temps a aussi de sérieux désavantages.

D'abord, paradoxalement, l'entraînement à haute intensité ne nous rend pas plus fort. Il n'est que le catalyseur de l'amélioration.
Le repos est ce qui vous rend plus fort parce que c'est lorsque vous vous reposez que votre corps se reconstruit suite aux efforts produits lors des intervalles, montées ou lorsque vous tentiez de demeurer avec le groupe le plus rapide. Donc, si vous rouler à fond trop souvent, votre corps n'aura pas le temps de s'adapter et vos performances diminueront au lieu de s'améliorer.

Aussi, rouler à fond chaque fois que vous enfourchez votre vélo peut devenir redonnant assez rapidement surtout si vous suivez un programme d'entraînement structuré.

Parfois, c'est beaucoup plus plaisant de rouler au train et de contempler le paysage plutôt que de fixer du regard votre moniteur cardiaque et souffrir à chaque intervalle. Ce n'est pas seulement une question physique, car l'entraînement à intensité demande beaucoup d'énergie mentale et nous en avons tous une source limitée. La concentration nécessaire au bon déroulement d'un entraînement par intervalles, ou structuré, génère une fatigue psychologique non négligeable.

Finalement, le fait de rouler à fond peut vous amener rapidement à un pointe de forme que vous ne pourrez garder pendant des semaines. Continuer à cette intensité taxera votre système d'adaptation et vous perdrez votre super forme rapidement. C'est pourquoi les entraîneurs limitent l'entraînement à haute intensité à des blocs de 4 à 12 semaines. Ils recommandent ensuite de rouler à une intensité de faible à modérée pour au moins un mois avant de débuter un nouveau bloc.


RoadBikeRider.com newsletter August 6th 2009.

11.5.10

Attention je recule !

Quel est le problème ? Vous êtes coincés derrière une autre cycliste au début d'une montée à environ un pied derrière sa roue arrière. Lorsque la pente devient plus importante, il se lève subitement debout sur les pédales et vous passez tout près d'entrer en collision avec sa roue arrière. C'est comme si le vélo avait arrêté momentanément et que la distance vous séparant s'était volatilisée. Vous avez été chanceux qu'il ne frappe pas votre roue avant et vous fasse tomber.


Ceci est un scénario commun en montée. Épeurant et dangereux aussi. Cela se produit si un coureur se lève brusquement vers l'avant. Le cycle de pédalage est interrompu et à cause de la pente, le vélo ralentit subitement. Certains cyclistes rendent la situation encore pire en tirant sur le guidon pour les aider à se lever.

Comment corriger la situation :
  • Anticiper lorsqu'un coureur se lève. Plusieurs coureurs passent en danseuses dans les petites côtes pour maintenir leur vitesse et ne pas avoir à changer de braquet. Sur les montées plus longues, il est commun de demeurer assis sur les pentes moins abruptes et de passer debout à l'occasion ou dans les sections à plus fort pourcentage. Dans les deux cas, soyez vigilants et attentifs, car à tout moment une roue arrière peut se rapprocher rapidement de vous.
Augmentez la distance entre vous et le coureur devant vous en montée vous donnera une plus grande marge de sécurité. Il est aussi judicieux de se décaler de quelques pouces d'un côté de la roue. Regardez loin devant, pas seulement la roue devant vous, car le cycliste devant celui que vous suivez peut générer un problème auquel tous deux devrez réagir.
  • Ne paniquez pas si votre roue avant est touchée. Un coup sur votre roue avant ne vous fera pas automatiquement tomber. Tournez légèrement votre guidon vers la roue que vous venez de toucher, ne tentez pas de vous en éloigner, pour garder votre équilibre. Ceci n'est pas intuitif, c'est pourquoi il est judicieux de pratiquer sur le gazon à basse vitesse. Développez le réflexe pour demeurer debout lorsque votre roue avant est touchée.
Il est important de garder votre haut du corps relâché. Ce n'est pas facile en montée, mais vous augmentez les chances de tomber si vous êtes trop tendus. Un impact sur la roue avant est transmis au guidon, que des bras rigides redirigent directement vers le bas, dérangeant ainsi votre équilibre. Des coudes relâchés et fléchis absorbent les chocs. Vous vacillerez, mais ne perdrez pas le contrôle.
  • Demeurez relaxe. Que faire si un coureur est derrière vous ? Assurez-vous de ne pas ruiner sa journée. La clé est de pousser le vélo vers l'avant lorsque vous passez debout. À l'opposé, tirer sur le guidon lors du coup de pédale de transition, est tout comme appuyer sur les freins

Placez vos mains sur les cocottes et allongez vos bras en vous levant. Ce n'est pas un mouvement naturel, c'est pourquoi autant de cyclistes ne le font pas correctement. Cela demande un effort de concentration qui s'acquiert par la pratique. Les meilleurs résultats sont atteints lorsque l'on passe debout en même temps qu'une pédale passe le point mort en haut. Cela évite un coup de pédale court et faible qui ralentit le vélo.
Conseil : Étirez également vos bras lorsque vous passez en position assise, vous gagnerez ainsi quelques centimètres !
  • Parfois d'autres les coureurs disent : "Attention !" ou "Debout !" avant de se lever de la selle. Cela peut éviter des problèmes aux coureurs derrière bien souvent. Toutefois ce n'est pas un substitut à apprendre à faire des transitions efficaces entre les positions assise et debout !

22.4.10

Le "drafting"

Faisons un petit rappel d'une habileté primaire en cyclisme : le "drafting". L'avantage de rouler près, derrière un autre cycliste, est grand et le danger est minime lorsque l'on utilise la bonne technique.

La meilleure manière d'apprendre est de faire équipe avec un cycliste d'expérience. Donc, si vous êtes expérimentés, aidez les nouveaux venus. Si vous êtes un nouveau, trouver un maître qui veut vous enseigner.

Dans cet exemple, nous assumerons que vous êtes la recrue. Voici l'exercice :

Roulez à une allure modérée sur le plat sur une route peu achalandée. Placez votre roue avant à environ 3 pieds (1 m) derrière la roue arrière de votre nouveau tuteur. Lorsque vous vous sentez à l'aise, rapprochez-vous un peu, à 2 pieds puis à 18 pouces (46 cm).

Sentez comme l'aspiration devient plus forte lorsque vous êtes plus près. Observez comment la trainée se déplace d'un côté avec un vent latéral. La protection est plus grande à la droite de votre compatriote lorsque le vent vient de la gauche et vice-versa.

Pour bien demeurer dans l'aspiration il est important d'avoir une cadence de pédalage fluide et constante. Si vous pédalez, puis êtes en roue libre, pédalez, puis roue libre, vous vous retrouverez trop près ou trop loin de votre partenaire. Continuez toujours de pédaler et ajuster la force que vous appliquez sur les pédales pour maintenir une distance constance.

Ensuite, pratiquez-vous à échanger des relais en utilisant cette technique :

  • Le cycliste devant regarde par dessus son épaule du côté gauche pour s'assurer qu'il n'y a aucune voiture derrière, fait un signe avec le coude pour signaler qu'il donne son relais et se tasse de quelques pieds du côté du vent et diminue légèrement son rythme pour laisser passer son partenaire.
  • Vous prenez le relais, non pas en accélérant, mais bien en conservant une vitesse constante alors que votre partenaire réduit légèrement sa vitesse. L'effort sera un peu plus dur puisque vous prenez du vent. Jetez un coup d'oeil à votre cyclomètre pour vous assurer que vous conservez la même vitesse.
  • Demeurez près l'un de l'autre lors de l'échange des relais. Le plus près vos épaules sont, le moins de vent vous prendrez tous les deux et cela facilitera la transition pour maintenir une vitesse constante surtout par fort vent. Cela permet aussi d'être plus sécuritaire en prenant moins d'espace sur la route lorsque la circulation automobile est plus dense.
  • Lorsque vous descendez après avoir donné votre relais, commencez à accélérer légèrement lorsque votre roue avant est à la hauteur de la roue arrière de votre partenaire. Il sera plus facile de prendre place derrière lui sans être distancé.

14.4.10

Lent et encore plus lent

Pourquoi la plupart des cyclistes sur route d'expérience débutent leurs sorties en pédalant si aisément ? Et peu importe l'intensité même si elle est élevée à la fin, prendront les 10 dernières minutes pour mouliner si lentement que des enfants pourraient les dépasser ?

Ils ont appris l'importance d'un bon échauffement et d'un bon retour au calme : 2 bases cyclistes que plusieurs ignorent.

Peut-être êtes-vous coupable. Vous avez un temps limité pour rouler et voulez utiliser toutes les minutes sans exception. Donc vous sortez en trombe de votre entrée sur le gros plateau et n'arrêtez pas jusqu'à ce que vous soyez à un coin de rue de votre domicile. Votre retour au calme consiste à marcher jusqu'à l'endroit où vous entreposer votre vélo.

Nous sommes coupables aussi. Cependant se soustraire à un échauffement signifie un risque de blessure aux jambes, principalement les genoux. Vous pouvez aussi avoir de la difficulté à trouver une zone de confort durant votre sortie. Les études démontrent que le corps fonctionne à un plus haut niveau après une introduction de 10-15 minutes de travail léger.

Voici 3 éléments pour commencer et terminer calmement une sortie :
  • Débuter sur le petit plateau. Mouliner aisément, puis augmenter votre effort graduellement sur 10 minutes.
  • Faites 3 petites accélérations. Ce ne sont pas des sprints, seulement des accélérations modérées en danseuse de 10-15 secondes. Elles réveilleront votre corps.
  • Terminer avec 5 minutes à un rythme soutenu tout en vous concentrant sur un coup de pédale rond et fluide. Maintenant vous êtes prêt pour votre séance.
Le retour au calme est tout aussi important. Identifiez un point de repère sur votre chemin de retour qui est à environ 10 minutes de chez vous. Lorsque vous passez devant : passez sur le petit plateau et moulinez aisément.

Vous arriverez à la maison frais et relaxé au lieu d'avoir la respiration difficile et les jambes en feu. Cela aidera à relaxer vos muscles pour mieux récupérer. Un bon échauffement lors de la séance suivante vous permettra de retrouver votre fluidité.


RoadBikeRider.com newsletter August 6th 2009.

16.2.10

Di2 - Red - 11S

Quelle marque de composants utilisez-vous ? Laquelle voudriez-vous utiliser ?
Trois marques se partagent présentement le marché. Chacune se distingue par un groupe haut de gamme qui exploite une caractéristique propre. Shimano avec le groupe Dura-Ace électronique (Di2) utilise une technologie permettant d'éliminer les câbles mécaniques pour les changements de vitesses. SRAM avec le groupe Red vise la légèreté. Campagnolo avec le groupe Super Record, notamment, a ajouté un pignon de plus pour maintenant donner un choix de 11 vitesses à la roue arrière.



Derrière le nom Campagnolo, réside trois principes qui perdurent depuis plus de 75 ans : performances élevées, innovation et qualité des produits et du service. La marque italienne est synonyme de qualité, fiabilité et prestige. Campagnolo a choisi l'avenue du 11 vitesses pour se différencier des autres. Avec une cassette 11-25 (11-12-13-14-15-16-17-19-21-23-25), il est maintenant possible de tout faire. Plus besoin de changer de cassette pour les courses/entraînements en montée, la cassette se rend au 25 sans sauter plus de deux dents à la fois. Et sur le plat et les descentes, 11 à 17 dents, de dent en dent, pour des développements optimaux. Pour ceux qui disent : "Avez-vous besoin d'un pignon de plus ?", je leur réponds : "Pourquoi pas !"



La marque japonaise Shimano est toujours à la fine pointe de la technologie. Sa dernière poussée : le changement de vitesses électronique. Ce dernier permet le passage des vitesses sans mouvement mécanique au niveau des leviers de vitesses en plus d'éliminer les câbles reliant les leviers aux dérailleurs. L'utilisation se fait donc telle une manette de jeu vidéo : appuyez sur le bouton et le dérailleur obéit aux doigts et à l'oeil ! La fiabilité du système est maintenant éprouvée et l'entretien est fort simple, compte tenu qu'on joue de plus en plus avec toute sorte de gadgets électroniques. Seul hic : le prix !!!



La fabricant américain SRAM est un nouveau joueur depuis seulement quelques années dans le domaine du groupe pour vélo de route. Il a su innover en proposant un mécanisme des leviers de vitesses contournant les brevets de Campagnolo et Shimano. De là est né le DoubleTap. Le principe est qu'un seul levier permet d'ajouter (A1) ou d'enlever une dent (A2) selon que l'on pousse le levier plus ou moins loin. SRAM mise également sur la légèreté en proposant un groupe plus léger que ses deux concurrents.


Quel groupe utilisez-vous présentement ? Pourquoi ?
Quel groupe voudriez-vous posséder ? Pourquoi ?

Nous attendons vos réponses.

10.2.10

Vérification hivernale

L'hiver n'est pas le meilleur temps pour rouler, mais c'est le moment idéal pour prendre soin des petits détails de votre vélo qui vous assureront d'être prêt le printemps venu. Je ne parle pas ici de réparations, mais bien des éléments qui pourraient ruiner une belle sortie. Voici une liste avec suffisamment de tâches pour passer un après-midi d'hiver à bichonner votre vélo.

  • Cales de souliers. Le problème le plus commun est les boulons qui se desserrent ou manquants. La plupart des boutiques de cycle ont les pièces de rechange en stock. Amenez avec vous vos souliers et cales, car selon les modèles la longueur du boulon sera différente.
  • L'usure est un autre problème. Les symptômes classiques sont un jeu notable entre la cale et la pédale et la difficulté à clipper ou déclipper. Il est facile de savoir si une cale est trop usé en la comparant simplement avec une neuve. Regardez si la cale est plus mince à l'avant et sur les côtés à l'arrière et s'il n'y a pas de fissures.

Conseil : Tracer le pourtour de vos cales sur votre semelles de souliers avant de les retirer. De cette façon, vous pourrez mettre les nouvelles à l'endroit exact et avoir un point de repère si jamais l'une des cales se dévisserait et bougerait.

  • Porte-bidon. Une bouteille standard pèse environ 1.75 lbs. (0.8 kg). C'est un poids non négligeable pour un porte-bidon sur lequel nous poussons et tirons pour prendre et remettre notre bidon à chaque fois que nous avons soif. Donc vérifiez les boulons de vos porte-bidon pour qu'ils soient bien serrés. Vérifiez également qu'ils ne sont pas craqués.

Conseil : Pensez également à vos bouteilles. Un bon nettoyage avant de les utiliser au printemps permettra d'éliminer tout ce qui pourrait s'être accumulé (poussière, bactéries, moisissures, etc). Si elles sont tâchées ou noircies de l'intérieur, considérez les remplacer.

  • Pompes. Vous en avez sûrement 2 : une sur votre vélo en cas de crevaison et une à la maison pour ajuster la pression de vos pneus avant vos entraînements. Vérifiez qu'aucune pièces n'a de jeu. Si vous n'avez pas eu de crevaison depuis un moment, gonflez un pneu avec votre pompe à main pour vous assurer qu'elle fonctionne bien.

  • Accessoires électroniques. Que vous utilisiez un cyclomètre, un moniteur cardiaque, un GPS ou un capteur de puissance (ou les quatre), vérifiez les montages. Les vibrations de la route peuvent endommager les éléments de montage à long terme et il est important de s'assurer qu'aucune pièce ne se détachera du vélo lors de l'utilisation.

Conseil : Remplacer les piles maintenant avant qu'elle ne soient trop faible pour éviter de perdre vos données lors d'une sortie. Indiquez sur la pile à quel moment vous l'avez remplacer comme ça vous aurez une idée de la fréquence de remplacement.

  • Sac de selle. Le sac et les outils à l'intérieur ne sont utilisés que très peu fréquemment. Il serait donc bon de l'ouvrir pour vous assurer que tout y est et en bon état. Vérifiez d'abord l'état du sac lui même une fois vide. Puis, vérifiez que les tubes ne sont pas perforés et que tous les outils sont en bon état.

  • Casque. Même si vous n'avez pas chuté, faites une inspection complète de votre casque. Regardez pour des entailles, rayures ou bosses qui auraient pu être causé durant le transport ou si vous avez échappé accidentellement votre casque. Ces altérations du casque peuvent compromettre ses capacités de protection. Si vous avez votre casque depuis plus de 3 ans, considérez à le remplacer; le soleil, la pluie et la sueur contribuant à la dégradation du casque. À chaque année les casques sont de mieux en mieux ventilés de plus en plus léger et confortable.

Conseil : Si vous utilisez le même casque que l'année dernière, assurez-vous qu'il est bien ajusté, les courroies se relâchant avec le temps.

  • Inventaire de votre atelier maison. Finalement, l'hiver est la période idéale pour vérifier ce que vous avez comme pièces de rechange et outils. Assurez-vous d'avoir les petites pièces principales ainsi que les outils principaux pour remédier aux problèmes de dernières minutes et faire l'entretien que vous être en mesure de faire vous même.

21.1.10

Expressions à la française

En cherchant des expressions cyclistes pour imager certaines situations, je suis tombé sur quelques banques d'expressions françaises dont quelques-unes sont assez drôles.

Aujourd'hui, en voici quelques-unes relatives aux actions que l'on fait lorsque l'on se porte à l'attaque, que l'on se sent bien sur le vélo et en fin de course.

À l'attaque !
  • Mettre du braquet : augmenter le développement en mettant la chaîne sur le grand plateau ou sur un plus petit pignon.
  • Boucher un trou : combler la distance séparant le peloton d'un groupe de quelques coureurs ayant pris une avance de quelques mètres. Se remettre dans la roue du coureur situé devant.
  • Secouer le peloton : juger l'allure du peloton trop faible, et prendre l'initiative de la course, en accélérant, obligeant les coureurs à s'employer davantage. Répétée plusieurs fois, cette action secoue le peloton et peut provoquer des cassures.
  • Visser la poignée : augmenter soudainement son allure, et la soutenir comme le ferait le motard en tournant la poignée des gaz.
  • Flinguer : attaquer par surprise, l'adversaire ne pouvant répondre immédiatement.
  • Sauter dans les roues : réagir rapidement et s'accrocher aux fuyards pour s'échapper.
  • Faire le trou : creuser l'écart, mettre ses poursuivants à une bonne distance.
  • Creuser l'écart : augmenter l'avance qui sépare l'échappée du peloton ; dans une course par étapes, augmenter son écart en points ou en temps.
  • Être dans la bonne / Prendre le bon wagon : faire partie de la bonne échappée, dont les chances sont grandes de parvenir à l'arrivée sans être inquiétée par le peloton. Comme pour un train servant deux directions, il faut prendre le bon wagon pour arriver à son lieu de destination.
  • Sortir de la roue : accélèrer soudainement l'allure, en surprenant le coureur qui suit, et ainsi, le distancer, lui faisant perdre le contact.
  • Faire le ménage : rien à voir avec le travail d'une ménagère ! Action entreprise par une équipe ou un coureur pour éliminer le plus d'adversaires possible.
  • Larguer le peloton : partir seul et tenter l'échappée vers la victoire.
  • Avoir oublié : se dit d'un coureur qui, après avoir rattrapé un adversaire, le dépasse sans le regarder, et s'enfuie sans se retourner. On dit alors, qu'il l'a oublié au passage.
  • En placer une : faire un démarrage en force, sans avertir, surprendre son adversaire au moment où il ne s'y attend pas.
  • En remettre un peu : après avoir fait un premier démarrage, ayant permis l'élimination.

J'ai les jambes !
  • Être facile : suivre sans difficultés l'allure de la course, sans fatigue ni efforts particuliers.
  • Tricoter : action d'un coureur qui pédale avec aisance, ou qui tourne très vite les jambes parce qu'il reste sur un petit développement.
  • Avoir tout à droite : mettre son plus gros braquet (gros plateau, petit pignon).
  • Fumer la pipe : c'est la grande forme. Dans ces moments-là on pédale facilement alors qu'à côté, les autres coureurs semblent éprouver des difficultés à suivre l'allure.
  • Monter d'une jambe : être dans une condition telle qu'on a l'impression de pouvoir passer les bosses avec l'aide d'une seule jambe.
  • Avoir la giclette : se sentir des fourmis dans les jambes, et être prêt à tout moment, à gicler du peloton. Cela dénote une grande forme.
  • Ne pas sentir les pédales : dans cette situation, le coureur affiche une condition physique insolente, alors que d'autres s'enlisent dans l'effort. A l'issue de la course, ce coureur montre un état de fraîcheur exceptionnel, comme s'il n'avait parcouru que quelques kilomètres.

Sous la flamme rouge !
  • Aller au bout : s'échapper du peloton et résister à sa poursuite jusqu'à l'arrivée. Cette façon de faire s'applique aussi bien à un coureur solitaire qu'à un groupe de coureurs. Dès lors que l'écart entre eux et le peloton est conséquent, on peut penser que l'échappée ira au bout.
  • Sortir du paquet : sprinter, surprendre tous les autres coureurs et distancer le peloton.
  • Lancer le sprint : à environ quatre cents mètres de la ligne d'arrivée, se placer devant et imposer une vitesse de plus en plus grande ; le sprint est lancé, et il n'y a plus qu'à attendre le dénouement. Bien souvent, celui qui lance le sprint n'a que peu de chances de gagner. C'est presque toujours un équipier qui est chargé de ce travail, afin de placer le sprinter de l'équipe, dans les meilleures conditions possibles.
  • Trouver l'ouverture : surveiller, lors d'un sprint, la position des adversaires, et soudain se faufiler dans l'espace laissé par eux, pour passer devant et gagner la course.
  • Mettre la chape : battre son adversaire par le plus petit écart, qui ne représente pas plus de l'épaisseur d'un boyau.
  • Jeter le vélo sur la ligne : lors d'un sprint très serré, au tout dernier moment, tenter de faire franchir la ligne à sa roue avant, en soulevant le vélo, et d'un coup de rein, le jeter sur la ligne. Dans cette action, le coureur a les bras tendus, et est assis très en arrière de la selle, presque allongé sur sa machine.
  • AJUSTER
    Venir battre sur la ligne un adversaire qui croyait avoir course gagnée. Lors d'un sprint, venir de l'arrière en puissance et jeter le vélo sur la ligne pour la franchir le premier.
  • En remporter une belle : remporter une victoire dans une épreuve particulièrement difficile, comme une étape de montagne ou une classique d'un jour.

18.1.10

Musculation et préparation cycliste



Quelle est la place de la musculation dans la préparation d'un cycliste ?


Le corps humain est composé de plus de 660 muscles qui représentent environ 40% de sa masse totale. Ce sont les organes qui nous permettent de nous mouvoir. L'entraînement musculaire par la musculation est une méthode de choix pour améliorer le système locomoteur. Plusieurs types de qualité musculaire s'entraînent à savoir : l'endurance, l'hypertrophie, la force et la puissance. Voyons quelles sont les méthodes et modalités d'exécution les plus rentables et leur place dans la préparation des épreuves cyclistes.


Quand endurance n'égale pas endurance

L'entraînement de l'endurance musculaire (faibles charges et nombre élevé de répétitions) peut améliorer le temps d'épuisement de sujets sédentaires à un effort de 75% du VO2max sur ergocycle.1 Par contre, ces mêmes modalités d'exécution sont inefficaces et pourraient être contre productives si les séances de musculation sont faites au détriment de séances cardiovasculaires chez l'athlète.2 Donc, lorsque vous irez au centre de conditionnement physique pour une consultation pour un programme de musculation, vérifiez qu'il y ait une phase d'entraînement en endurance musculaire, qu'elle ne soit pas trop longue et qu'elle soit suivi d'un autre niveau d'intensité. Mais lequel ?


L'hypertrophie, une meilleure option ?

L'hypertrophie musculaire qui se traduit par une augmentation de la masse musculaire, n'est assurément pas une meilleure option. En effet, lorsque l'on exécute ce genre d'entraînement (plusieurs séries de 8-12 répétitions maximales pour chaque groupe musculaire) le volume musculaire augmente, mais la concentration des mitochondries, elle, diminue. Ce qui se traduit par une altération de la capacité oxydante du muscle donc, une diminution possible de notre précieux ami, le VO2max. De plus, cette masse supplémentaire n'avantage pas le cycliste qui désire grimper un col. La loi de la gravité l'obligera à déployer une puissance plus élevée pour une même vitesse. Si je prends l'exemple d'un cycliste de 70kg qui, durant l'hiver accumule 5kg de muscles, lorsqu'il sera sur une pente de 7%, il devra déployer de 20 à 25 watts de plus qu'auparavant et ce, sans avoir un meilleur VO2max. Donc, ce n'est pas une façon géniale de s'entraîner.


L'entraînement de la force et de la puissance donne les meilleurs résultats

En effet, l'entraînement de la force avec des charges correspondant à 3-6 répétitions maximales ou un entraînement de la puissance se composant soit de sauts, soit d'exercices de plyométrie, sont assurément des méthodes à préconiser pour espérer améliorer ses performances cyclistes. Ces méthodes sont bénéfiques non pas en améliorant le VO2max, mais plutôt la capacité anaérobie et l'efficacité de pédalage. Ceci se traduit par, comme des collègues l'ont démontré, une augmentation de la puissance aérobie maximale3 et une consommation d'oxygène moins élevée à des intensités sous-maximales sans augmentation de la masse musculaire.


Pour conclure, il faut remettre l'entraînement musculaire en perspective, il ne représente qu'une petite partie de l'entraînement total. Je conseille personnellement de ne pas dépasser 15 à 20% du volume total de votre semaine d'entraînement en musculation pour les cyclistes sur route, bien sûr. Pour finir, j'ajouterai, comme le disait un personnage marquant de ma jeunesse : "Que la Force soit avec toi !"




1 Marcinik EJ, Potts J, Schlaback G, Will S, Dawson P, Hurley BF. Effects of strength training on lactate threshold and endurance performance. MedSciSports Exerc 23, 739-743,1991.

2 Dufour S. Optimisation de la performance aérobie chez l'athlète : Hypoxie intermittente à l'exercice et ergocycle excentrique comme nouvelles approches de stimulations métaboliques et mécaniques, Thèse de Doctorat Université de Strasbourg 1-Louis Pasteur, pp. 332, 2005.

3 http://musculation.cyclisme.free.fr/musculation.php, Étude menée par l'UFR Activités Physiques et Sportives de Grenoble (fichier PDF)

18.12.09

Dans le bas de Noël...

Plus qu'une semaine avant Noël !!! Un dernier gros blitz de magasinage et d'achats est à prévoir cette fin de semaine. Aujourd'hui, je vous suggère quelques petits présents qui pourraient très bien se glisser dans le bas de Noël de votre cycliste préféré(e) !
  • Un casque. Parce que la vie de celui que vous aimer n'a pas de prix. Trop gros pour le bas par contre, il devra être placé sous le sapin !!!

  • Un cyclomètre. Sans fil, il va de soi ! 54$

  • Phare et feu. Pour les aventures de soirée. 36$ chacun


  • Mini-pompe. Elle finira toujours par servir, malheureusement ! 30$

  • Sac de selle. Un essentiel. 25$

  • Bouteille isotherme. Pour les chaudes journées d'été. 17$

  • Crème à chamois. Pour les longues randonnées. 15$ et plus

  • Bas cyclistes. Confort et performance. 15$

  • Guidoline. Parce qu'il faut la changer de temps à autre. 12$

  • Chambres à air. On ne devrait jamais quitter la maison sans une ou deux. 7$ et plus

Bon magasinage ! Et pour ceux qui se sont pris d'avance... profitez-en pour vous entraîner... ou vous reposer !

Joyeuses Fêtes !