M O N T R E A L - Q U E B E C - C A N A D A
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13.10.10

Champion québécois 2010 sur Opus



Il y a un mois, lors des championnats québécois de vélo de montagne, au Mont-Sainte-Anne, Alexandre Frappier a remporté l'épreuve du cross-country de la catégorie maîtres (expert) 30-39 ans.

Alex roule un Opus Fhast en carbone.

22.6.10

Opus Fhast Carbon racing in Europe

Mike Garrigan from Team Jetpower (coach)

So just a little update, cool races here so far! This past weekend was a
complete 180 compared to racing in Ireland last weekend. Ireland was a very relaxed event. Almost no start-finish area to be seen, super technical course with one long climb and one long decent per lap with 6 laps.

Finished 5th with a rear flat in the first lap, I think that’s my first
racing flat in some time. 1:50 minutes change judging by the lap times. Still got my butt kicked by the front runners though!! Made some new friends so I'm happy!

Yesterday raced in Hungary... OK!! Crazy hot! Warmed up with icepacks all
over my body, I think this was a good plan, until the race was postponed for 45 minutes due to start order woes...

After call up I don’t think they really had the start order figured out as
I was near the back, Haha good times. Raced a little too aggressively up to 9th on the first lap out of 10 and had a mini blow up due to going too hard.

The course was short. 10 minutes laps on a VERY bumpy farm field. They must
have cut it with a lawn mower the day beforehand, there was ZERO singletrack!! I mean the tape narrowed in a little on some large tractor ruts!

Just a small rise in a field we zig zagged up and down 5.5 times per lap.
Everything else was Pro with UCI points and prize money. Urban area for start finish, showers, etc..

For sure my new bench mark as to what to compare an un-enjoyable course
too. Haha enough of the negative though haha.

Anyways, I never quite made it to the front group of 7 who where rolling
along nicely. After my blow up I was back out of the top 10 (top 10 are UCI points for C2, and that’s what I’m here for!!) I actually thought about pulling out at one point!! Was finding it especially hard, so hot and so not fun at the time... Sometimes you have to look at yourself from an outside perspective. Realize you’re not going to die, you're a bike racer, you're going to keep going, and there is no other options... (I really didn’t want to) long story short, caught a few guys in the last 4 laps, finished 8th.

Got some points and a massage with some of my 65 Euros winnings (one hour
massage was 12 euro!).


Off to Croatia this week for some training and enjoying the sea. Then
Slovenia race next weekend. I'll tell you guys about the back issues later. Make sure to keep up with your stretching, especially when your traveling!!!!!!!


Talk to you soon! I'll be online lots this week!


MikeG

31.10.07

Le championnat de la Handler


Stéphane Le Beau (Canada) rode a nearly perfect race to take Gold in the 45-49 20km Points Race Final.
Photo ©: Mike Gladu


Le championnat de la Handler
Championnats du monde sur piste, Sydney 2007

texte de Candide Tremblay

Je dois l’avouer d’emblée, je n’aime pas la compétition. J’ai toujours trouvé qu’il y avait peu de bons gagnants et trop de perdants déçus. Pourquoi se placer volontairement en état de stress alors que la vie se charge si bien de nous apporter son lot de problèmes mais fort heureusement des solutions ! Pourtant j’aime le sport et l’effort physique intense. Je ne suis ni une sportive de salon, ni du dimanche. 5000 Kilomètres sur mon Opus Staccato 2007; le vélo, j’adore.

J’arrive au vélodrome, de l’autre côté de la planète, comme une intruse. Je partage avec tous ces gens la passion des 2 roues, mais je ne suis jamais montée sur une piste. Après 7 jours passés dans ce cirque de bois je suis conquise. Je les comprends enfin ces batailleurs de la vitesse. Je suis à la limite d’avoir le goût de faire comme eux.

Le monde des Maîtres est un monde d’adultes accomplis qui ont un passé, de l’expérience et un certain recul face à la victoire. Cela me fait espérer que c’est un monde propre. Pas de contrat de publicité à négocier, pas d’argent à obtenir, pas de carrière à envisager. La vie de tous les jours est ailleurs. À mes yeux, la performance n’en est que plus belle et plus vraie.

Tout au long de cette semaine se vit une une escalade d’émotions tant sur la piste que dans l’arène, là où se retrouvent les athlètes et leurs « Handlers ». Le mardi voit arriver une bande d’étrangers venus du même pays ou de continents différents. Le dimanche réunit des athlètes de toute nationalité qui ont eu le goût du dépassement.

L’activité intense qui se déroule dans le centre de la piste est fascinante. Les coureurs se regroupent naturellement par pays, certains arborant des maillots de leurs nations respectives, subventionnés peut-être par leurs fédérations. La délégation canadienne est bleue, blanche, rouge, verte, jaune. Une petite dizaine de solitudes… Les nombreux vélos accrochés sur les supports sa balancent par leurs selles ; le monde du cyclisme est si joliment coloré.

Il y a ceux qui se réchauffent sans arrêt, il y en a d’autres qui le font par étapes. Plusieurs se promènent avec des bouts de papiers mouchoirs imbibés de menthol dans le nez, quelques-uns se massent, tous sont fébriles. C’est palpable .Superstition par ci, effet placébo par là. Les athlètes me semblent des gens de routine, d’habitudes et de discipline. On peut aussi sentir et voir la concentration avant la montée sur la piste. Au centre, juste avant de grimper la rampe, ils sont là sur leurs montures à tourner comme des lions en cage, sans se regarder les uns les autres. Les jeux sont faits, les dés sont lancés, c’est avant qu’on devait décider combien de pignons, quel braquet, quelle roue on allait installer sur sa bécane. Elle a été pesée et le casque aérodynamique a été inspecté.

À la montée sur le cercle de bois incliné, ceinturé des lignes noire, rouge et bleue, il ne reste que la volonté, la force physique et la connaissance de la piste. C’est étourdissant de les voir tourner, leur vitesse est grisante, leur agilité déconcertante, leur souffrance et leur plaisir mélangés. C’est fantastique de vivre ça de l’intérieur.

Ce séjour a permis des rencontres inattendues. Il y a eu ce jeune Américain sympathique accompagné de Lisa et de Sydney, leur bébé naissant, ce Danois athlétique et intelligent, fin pistard, ces Italiens chaleureux venus féliciter le gagnant de la course, ces Français typiquement français – Ah le cousin canadien - qui partagent notre langue, cette Australienne inquiète, si reconnaissante de l’aide apportée par Stéphane pour changer son pignon et sa roue in extremis, juste avant sa course. Il y a eu nos compatriotes canadiens qui ont partagé leurs rouleaux de réchauffement, un casque et une roue prêtés, Keith et Norm qui ont accepté de faire équipe avec Stéphane, Scott qui a chronométré sa poursuite et Sara qui allait d’un côté à l’autre de la piste durant la Course aux points en hurlant des encouragements : « Go Go Steph ! You have to win …». Des étrangers avec qui on a fini par partager nos émotions, notre bouffe et nos adresses courriels.

Les derniers jours j’aperçois un maillot bleu de l’Italie porté par un coureur de l’Afrique du Sud, un Français avec un survêtement de l’Australie et Stéphane qui se retrouve avec le ‘’ skin ‘’ bleu d’un coureur de l’Argentine parce que ce denier voulait le rouge et blanc de Opus. Amusante cette coutume ! On croirait voir une bande d’ados échangeant leurs cotons ouatés.

Je ne crois toujours pas avoir en moi la fibre qui fait aimer la compétition mais je sais que cette semaine m’a appris beaucoup : connaissances sur les qualités physiques et tactiques des bons pistards, renseignements sur les caractéristiques de la piste, détails sur les différentes épreuves présentées. Mais j’ai surtout compris le plaisir de ceux qui aiment se mesurer aux autres, j’ai senti l’énergie qui les habite, j’ai été contente de ressentir de la camaraderie entre eux. J’ai vécu les réponses à mon questionnement.

Finalement je pense que dans une course il y a 3 gagnants mais aucun perdant.

21.10.07

Stéphane Le Beau, champion du monde sur piste


Opus Libretto 07, édition spéciale Sydney

Stéphane Le Beau
, chef de produit Opus
Champion du monde sur piste

Course aux points, Maître
Track Cycling World Masters Championships 16 - 21 October, 2007 Dunc Gray Velodrome, Sydney, Australia

Dernier jour de compétition
La course aux points.

Il faut penser, calculer, réfléchir, compter, s’ajuster, se placer. Il faut être là au bon moment, puis donner le coup de rein pour prendre le point nécessaire. C’est ça la course aux points. 80 tours de piste, 20 Km et 8 sprints pour les points. Le gagnant n’est pas nécessairement celui qui franchit en premier la ligne d’arrivée à la fin de la course. Tout ce qui se passe avant a de l’importance, prendre un tour sur le peloton donne 20 points en boni. C’est ma course préférée. Je l’aime pour ce qui se passe dans ma tête à chaque tour. Je l’aime pour les risques qu’il faut prendre avec un vélo sans frein. Je l’aime quand ça frotte. Je l’aime pour l’harmonie entre l’effort physique et la tactique. Tous deux à fond, pendant 80 tours de piste

Je l’aime maintenant encore plus que toutes les courses. Je l’aime pour la médaille qu’elle m’a donnée aujourd’hui, pour le kangourou en peluche qui venait avec, pour le maillot arc-en-ciel, pour le titre mondial, pour le drapeau canadien entre ceux de l’Australie. Oui, je suis Champion du Monde. C’est un plaisir particulier. Rien n’a changé par rapport à hier. Je suis le même. J’ai simplement gagné la plus belle course de ma vie. Ça fait du bien tout simplement !

La course
La qualification du matin était une routine. J’ai observé mes adversaires et je me suis testé. Je passe à la finale. Celle que tout le monde souhaite gagner. Ce sera plus difficile. J’ai mon plan. Je suis allé me reposer dans ma chambre. Pas nerveux, mais plein de pensées dans ma tête. Tout y passe, ma famille, mes amis, Robert Brisson, mon travail, mes vélos Opus… Je retourne au vélodrome avec une drôle de sensation. Celle de ne pas vouloir courir. Celle que j’ai quand je me rends aux courses importantes. Celle que j’ai quand je me sens bien une fois le départ donné. Je me prépare, je me réchauffe, je suis prêt.

On s’aligne 21 sur la piste. Un tour regroupé et on part sur le «gun».
Un néozélandais lance le bal. Ça roule à fond et je cherche à me tailler une place dans les premiers. Je respire fort déjà! Premier sprint, rien pas un point. Le second pas mieux. Mais j’observe. Les Australiens contrôlent la course. Ils sont d’excellents sprinteurs.

Je tente un premier démarrage. Les «Aussies» réagissent. Troisième sprint, je ramasse deux petits points. Je pars avec Claus, un Danois sympathique et puissant qui a fait la finale en poursuite. Encore les Australiens qui réagissent. J’ai compris! Il faut partir avec un des leurs.
Puis ma chance se présente. L’Australien Graig Taylor part en flèche. Je suis le seul à réagir. Je le rejoins. Il roule bien sans se soucier de moi. Il ne me donne le relais qu’après deux tours. J’ouvre la machine. Je prends le 4e sprint et je double le peloton. 25 points d’un coup.

Je dois protéger mon avance et je suis à fond. Récupérer, récupérer. L’Australien réussit à prendre un tour. On se surveille. On laisse passer le 5e sprint. Je me fais tasser sur la balustrade avec tous ces mouvements. Puis c’est Taylor qui se fait prendre dans les mouvements de serpent sur la piste. Il coince sa roue avant et chute. Sa glissade a failli m’emporter.
Je décide de ne pas faire le 6e sprint, ce sera plus fairplay pour la victoire entre Taylor et moi. C’est McMurdo, la fusée australienne qui a gagné la poursuite il y a deux jours, qui s’approche de moi aux points, petit à petit, en se classant à tous les sprints. Je dois le surveiller. Taylor est revenu en piste. Il n’est pas amoché. Il me dit qu’il est OK. Il nous reste deux sprints. La cloche sonne pour le 7e sprint. Je suis mal placé, 6e je crois. Je dois prendre un point car McMurdo a gagné le sprint. Je gicle dans le dernier virage et, sur la ligne, je ramasse un point précieux en 4e position, un point en or.
Pour le sprint final, je dois finir derrière McMurdo s’il est 2e ou 3e. S’il vise la première position je dois finir avant lui. Un groupe de cyclistes attaquent par le haut de la piste. Il reste 1 tour et demi. Je suis coincé derrière. La cloche sonne, dernier tour. McMurdo pousse à fond je suis 3 positions derrière lui.
Dans le dernier virage je passe les 3 coureurs. McMurdo ne fera qu’une 4e place, je rentre derrière lui. Je suis champion du monde par un point, le petit point en or ramassé avec un coup de rein si important.
J’aime cette course, j’aime compter, calculer, réfléchir…

Sur le podium mes yeux sont pleins d’eau. On me glisse le maillot arc-en-ciel du champion du monde. On me passe la médaille d’or. Photos et poignées de main. Je souris à ma «Handler». C’est la première fois que le Ô Canada est joué depuis l’ouverture des championnats.

Comment mieux conclure cette expérience australienne par une visite du pays. J’irai à l’Opéra, apprendre à faire du Surf, voir les Kangourous, marcher dans le parc Blue Mountain. Et surtout, rester le même à l’intérieur de moi.

Petites notes pour mes confrères pistards et d’équipe :
Philippe, oui Philippe Raymond mon partenaire de piste, la course aux points au Championnat du Monde c’est comme toutes les courses aux points: C’est grisant! Il faut savoir ce que l’on a dans son jeu et sentir le jeu des autres, comme dans une partie de poker, mais tout se passe plus vite. C’est ça sentir la course! Maintenant, Vancouver pour l’américaine?

Gérard-Louis, merci pour les encouragements. Tu avais raison de me pousser à tenter ma chance en Australie.

À mes coéquipiers d’Opus, Richard et Éric. Merci pour le temps si précieux à rouler ensemble.

Résultats :
1- Stéphane Le beau CAN 28 points
2- Hilton McMurdo AUS 27 points
3- Craig Taylor AUS 23 points

19.10.07

Le Beau au Masters de Sydney (5)



3e jour de Compétition

30 tours scratch 750m Sprint Olympique

Il semble faire toujours beau à Sydney. Les variations se font au niveau de la température. Il peut faire 30 degrés le matin et ça passe à 15 le soir. Le temps peut tourner du calme plat à des vents qui font virevolter les feuilles dans tous les sens. C’est peut-être ça qui explique les temps rapides un jour et plus lents le lendemain, sur la piste du vélodrome. Le vélodrome n’a pas de chauffage ni de climatisation. Il est entouré de volets de verre permettant une bonne ventilation et un bel éclairage. Le seul hic, il peut y avoir du vent sur la piste même si elle est couverte.

Hier après ma poursuite j’étais vert. Mon départ trop rapide m’a totalement vidé. Je crois avoir récupéré. Aujourd’hui je dois me qualifier pour la finale de la course Scratch de 30 tours. Une course où le premier qui croise la ligne gagne la course. Une course simple, il faut juste se placer et observer les attaques pour éviter de se faire prendre à l’arrière du peloton. Je me qualifie sans problème.

Après cette qualification, c’est le sprint par équipe. Norm est très nerveux. Il a pratiqué ses départs la journée d’hier et je crois qu’il en a fait quelques uns dans ses rêves. Le départ est primordial dans le sprint par équipe. Pour gagner il faut passer sous les 20 secondes au premier tour. On s’aligne sur la piste. Beeb, beeb, beeb, beeb et BANG faux départ ! Keith notre bombe de vitesse est parti avant le temps. Nous reprenons notre départ. Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Beeb, beeb, beeb, beeb et BEEP, nous sommes partis. Ouf, mais c’est lent sur les premiers 100 mètres. Nous devons suivre Norm sur le premier tour que nous passons tout juste à 23 secondes. Nous sommes à 55km/h. Puis Keith passe, il accélère la vitesse, wow ça va vite ! Je me colle à sa roue. Il fait le deuxième tour en 14,5. Je suis propulsé à 65 km/h. Je maintiens la vitesse comme je le peux, à l’arraché, les jambes gonflées, le dos bombé. Temps final 53,09 secondes. Près du temps que j’ai fait seul au 750m contre-la-montre de la première journée… Nous sommes 16e. Un premier tour dans les 20 secondes aurait fait la différence…

Ce soir c’est la course de 30 tours Scratch. J’adore ! C’est tactique, ça roule à fond et ça frotte pour des positions. Le départ est donné aux 22 coureurs qui ont passé les éliminations de ce matin. Et ça roule. Des coureurs en échappée, aussitôt rejoints, ça contre-attaque. Je suis dans tous les bons coups. Je regarde le compte-tour. Tous les sprinteurs sont encore là. Il reste 4 tours. Je tente ma chance. L’ouverture se fait. Je plonge. Si personne ne réagit dans les premiers mètres j’ai une médaille. Je me retourne au deuxième virage… L’australien McMurdo, le gagnant de la poursuite, me chasse. Il tire les sprinteurs avec lui. Je me relève. Mon attaque a peut-être causé de la fatigue chez les sprinteurs… Puis, erreur tactique, je me retrouve en 12e position à 2 tours de la fin. La pire position ! Ça accélère à fond. Je tente de me tailler une place ; rien à faire je dois faire le tour par le haut. Je remonte, remonte et remonte les positions une à une, comme je le peux. Je termine 7e. Consolation l’australien qui m’a ramené au peloton n’a pas gagné. C’est le cousin français Philippe Vernet qui est champion du monde.

Record du monde non officiel :
À l’échauffement, nous ne sommes pas loin de 150 coureurs sur la piste. Un train continu. Des cyclistes partout. Je n’avais jamais vu ça. On monte sur la piste quand on trouve un petit trou et on redescend quand une ouverture se fait… L’annonceur n’en revient pas ! «Ait’s ai waold waicord» (It’s a world record) qu’il lance avec son accent australien !

Des vrais pistards ! Les australiens sont des maniaques de piste. Ils adaptent même leurs scooters pour pouvoir transporter un vélo au vélodrome…

Jour 4 de compétition
Qualifications 200 m

J'ai pris la décision de me reposer. Je vais simplement me présenter à la ligne et faire mon 200m pour avoir un temps de référence. J’ai fait 12,123 secondes (59,39 km/h). C’est OK, pas vite, mais acceptable. Le 12e temps. Je suis forcé de faire la ronde des 16. Je vais me faire sortir de cette ronde pour pouvoir me reposer le jour 5 avant la course aux points de la dernière journée.

Stéphane Le Beau, Maître B
Chef de produit Opus

17.10.07

Le Beau au Masters de Sydney (4)



Poursuite


Voilà c’est fait ! Mon épreuve est passée. Je suis content de mon temps mais déçu de ma position. Je termine au 6e rang. Mais mon temps s’est amélioré de 4 secondes sur ma meilleure performance à vie. J’étais dans la première ronde de poursuite. Il y en avait 13. Je suis parti vite, trop vite. J’ai rattrapé mon adversaire, un Italien, au deuxième kilomètre. Je roulais sur une base de 3:35. Mais, je n’ai pas pu tenir le rythme dans le dernier kilomètre. J’ai perdu 6 secondes pour un temps de 3:41. J’ai tenu la pole longtemps. Finalement deux «jets» sont montés en piste. 3:27 le meilleur temps de la journée toutes catégories confondues. Voilà, je suis satisfait et déçu, c’est ça la compétition. L’expérience fut bonne, le résultat un peu moins !

Il me reste des chances de médailles demain pour la course «Scratch» et samedi pour la course aux points. Je vais me coucher pour récupérer et être en forme demain.

Stéphane Le Beau, Maître B
Chef de produits Opus

1 Hilton MCMURDO AUS 52.02 km/h 3:27.616
2 Marco HELLMAN USA 50.34 km/h 3:34.561
3 Claus CHRISTIANSEN DEN 49.22 km/h 3:39.423
4 Ray DUNSTAN NZL 49.11 km/h 3:39.917
5 Clint MCDONELL AUS 49.09 3:39.991
6 Stephane Le BEAU CAN 48.76 km/h 3:41.489

Le Beau au Masters de Sydney (3)



Premier jour de compétition
750 mètres des maîtres.

Jour 1 des compétitions… Le fameux 750m Contre la Montre. Je l’attendais. Je suis nerveux et mon épreuve ne se déroulera que vers les 20h ce soir. J’y pense toute la journée. Je ne sais pas si mes démarrages pratiqués la veille pour le sprint Olympique ne m’ont pas trop taxés. Je ne sais pas si je vais pouvoir puiser dans mes réserves facilement. Ce sera mon point de référence pour ma poursuite de mercredi.

J’arrive au vélodrome à 18h pour l’échauffement général. Je fais quelques tours de piste pour voir comment ça roule. Comme je le prévoyais, mes jambes sont raides. Il va falloir bien me réchauffer avant mon départ. Je n’ai que 750m à faire, mais à fond tout le long, dans le rouge, dans le tapis. Mon dernier tour me donnera une idée de ma poursuite. Si je roule sous les 17 secondes dans le dernier tour ce sera bon.

Je rencontre les canadiens Donald Guillmore et Robert Veroba avec Sara Laliberté et son conjoint Scott Laliberté on installe mon «maillot drapeau» sur le support à vélo. On rigole tout en se réchauffant. Une fois la glace brisée, les canadiens sont beaucoup plus agréable qu’au premier contact. Donald et Robert font leur 750m dans la catégorie 40-44 ans. Donald détient le meilleur temps. Ce n’est qu’au dernier départ qu’il se fait prendre le premier rang par un américain.

Puis c’est aux 45-49 ans ma catégorie. Nous somme 34 inscrits. Je suis 21e sur la liste. Dès le premier départ, le temps à battre est de 51,4. Ce sera difficile. Je me réchauffe. Je me sens prêt. Je suis dans le support de départ. Beeb, beeb, beeb, beeb, BEEB, me voilà parti ! Mon premier est OK. Au second je roule à 57,9 km/h. Puis bang je frappe le mur. Ma vitesse tombe, ce que je ne voulais pas est arrivé. J’enfile mon dernier tour à 53 km/h. Je suis 3e au classement provisoire. J’attends les autres départs. Puis je me fais déloger de ma position par un, puis deux, puis trois et finalement 4 autres coureurs. Je termine 7e. Je suis content de mon résultat. Mon temps au dernier tour est sous les 17 secondes. Je serai bien en poursuite. C’est Philippe Vernet un ami Français qui a gagné. Il est dans l’équipe crédit Agricole, celle de Gérard-Louis Robert. Tous les médaillés ont roulé sous les 52 secondes.

Demain, ce sera la poursuite. J’ai hâte !

Male - 45 to 49 - 750m Time Trial Final

1 Philippe VERNET FRA 52.66 km/h 51.274 sec.
2 Peter BARNARD AUS 52.51 km/h 51.421 sec.
3 Ivor REID GBR 51.93 km/h 51.991 sec.
...
7 Stephane LE BEAU CAN 50.16 km/h 53.830 sec.

(Best Time: Gil Hatton (USA) 50.649 Manchester Champs 2003)

14.10.07

Le Beau au Masters de Sydney


vélodrome de Sydney

Jour 0

Me voici enfin arrivé à Sydney 33 heures depuis mon départ de Montréal.
Le plus pénible fut l’attente de 10 heures à San Francisco avant l’envol de 14h30 vers l’Australie. J’ai loué une petite Hyundai Getz. Plus petit que ça c’est une Smart. Je mets tout juste mon vélo, mes roues et ma valise et je perds l’usage de mon rétroviseur. Je me familiarise avec la conduite à gauche, le volant à droite, les vitesses à gauche, regarder à droite et me tenir à gauche. Pas facile !

Je me rends directement au vélodrome olympique de Bankstown dans la banlieue de Sydney. Une superbe structure ! Encore mieux, je peux rouler. Je sorts tout mon attirail de ma mini voiture et j’assemble mon Opus Libretto 07 de piste spécialement préparé pour ce championnat avec ses roues pleines Mavic à l’avant et à l’arrière et le guidon tout intégré Easton de contre-la-montre.

Je monte sur la piste de 250m en bois et je constate la douceur de roulement le la facilité de prendre de la vitesse. Je roule à 45km heure avec une facilité déconcertante. Je contrôle avec aisance mon vélo malgré la roue pleine à l’avant. Je me lance du haut de la piste et j’enfile un kilo à un effort élevé mais pas maximal. 1:06,7, il doit y avoir une erreur. 5 minutes plus tard, j’en enfile un autre, 1:06,8 ! C’est 54km/h !

Je descends de la piste, je suis «high» ! Ce sera vite, très vite, très très vite ! Et je n’ai pas mis mon casque aérodynamique Bell.
Puis un grondement, c’est le bruit qui nous ramène sur terre. 5 coureurs argentins sont sur le bas de la piste. Bilan, un nez fracturé, un poignet blessé, plusieurs éraflures et un vélo brisé en deux…

Rentré à l’hôtel de Bankstown, je vais manger un shistaouk et un tabouleh histoire de ne pas être trop dépaysé de Montréal. Je me couche à 19h30.

Jour 1
J’ai peu dormi. Le décalage me reprend les heures assoupies de façon intermittentes. Je ne me sens pas fatigué, mais je sais que je dois reprendre le rythme avant le début du championnat.
Je me retrouve sur piste à midi pour l’entraînement. Je garde mes roues à rayon, histoire de voir comment ça roule. Et ça roule vite ! Mon coup de pédale est fluide, même sans mon équipement aéro. Il faudra juste que j’apprivoise la vitesse pour ne pas faire d’erreur et partir trop vite pendant ma poursuite. Je pratique mes départs et mes pointes de vitesse. Je sens que je dois mette un gros braquet. Je crois que je vais essayer un 52-14… Il faut casser les règles. J’aime rouler gros !

J’ai rencontré mes compatriotes canadiens. Ils étaient un peu zombie. Pas de grande discussion. Hello, poigné de main et my name is Stéphane.
Du côté français, j’ai rencontré Régis Allais du Crédit Agricole. Un gars super ! Il parle et on se raconte des histoire de course dans les années 1985. Il a fait Paris-Rouen en même temps que moi quand Equimov roulait comme une fusée. C’est mon copain Gérard-Louis Robert, notre champion du Monde à Manchester en 2005, qui m’a conseillé d’entrer en contact avec Régis. Merci Gérard L. ! J’espère que tu feras à un Championnat du Monde avec moi un jour. Les coureurs Australiens sont d’une gentillesse remarquable. A bien y penser tout le monde est merveilleux chez les maîtres. Je me sens bien.

Visite des quais de Sydney et de l’Opéra avant de me coucher. Je compter visualiser ma course.

Stéphane Le Beau, Maître B
chef de produit Vélos Opus